lundi, juin 22, 2009

Voyages, voyages...

Il me regarde tristement dans son coin, misérable, il me fait la gueule en pleurnichant depuis deux jours...

-Tu avais promis!
-Oui, je sais... mais les choses sont plus compliquées...
-Comment ça compliqué? Nous devrions être sur le plage en ce moment, les deux pieds dans le sable, ton nouveau bikini sur le dos, une Margarita à la main avec une rasta de mecs bronzés qui danse comme des Dieux en faisant la file pour te mettre de la crème sur le dos! Qu’est-ce que t’attends?

Ha il m’énerve! Mais il a raison.... Je le regarde d’un air débiné, pendu au mur, ses cordons à moitié arrachés, ses écussons de voyages sur le dos, ça me désole... Son parcours est le mien, et lui il a envie de continuer...

Je m’étais promis que dans les 24 premières heures de mes vacances j’allais avoir les deux pieds dans l’avion, un « road trip ». Ça, c’était la devise de la T’Chantale motivée, celle qui voulait faire comme dans la publicité. Vous avez certainement vu l’annonce, trois gars prennent une carte, un jeu de dard et ils décollent en direction où la petite flèche tombe! (Ensuite il enfourche un super 4 x 4 et trois belles filles les attendent à l’arrivée, dans mon cas, je skip ce bout...) J’avoue, j’ai fait la trouillarde, j’ai abandonné l’idée, j’avais trop peur de tomber sur Ongunquit ou le Nunavut, mon facteur chance n’étant pas à son apogée en ce moment, je n’ai pas tenté...

Finalement, je vais rester encore quelques jours au Québec, question de faire un choix élucidé sur mon nouveau parcours et faire le pein de crème solaire... Mais j’y pense, c’est quand même la St-Jean Batiste bientôt! À défaut de boire une téquila sur la plage et de baragouiner un espagnol impec, je vais m’humecter le gosier de Labatt Bleue, chantonner avec deux, trois Chinois Vive le Québec libre ! Comparer à la télé, le show de Montréal et celui de Québec...

jeudi, juin 18, 2009

La fin du commencement...

Ce n'est pas la fin. Ce n'est même pas le commencement de la fin. Mais, c'est peut-être la fin du commencement.... (Winston Churchill)

Alors, qu'est-ce qui vient après la fin du commencement?
Après la fin d'un contrat de 13 mois?


Synopsis: T'Chantale parcourt la même ligne de métro pour se rendre au boulot, fréquente le même gym et incrustre son clavier des mêmes miettes de muffin depuis plusieurs mois... Tellement, qu'elle a fini par s'installer dans la routine et commencé à lire le journal de Montréal, boire du café à l'eau de vaisselle et croire en son horoscope. Mais, après plusieurs mois de bons et loyaux services chez Dparterres, l'heure de la retraite a sonné pour cette prolétaire de 31 ans. Sa vie de solitaire est bouleversée , comment va-t-elle survivre à ce nouveau départ ?

* (par grâce son directeur vient lui offrir une copie du Devoir en cas d'urgence afin que les neurones ne lui ramollissent pas....)

À suivre

mardi, juin 16, 2009

I VS E



Après avoir empiffré une tablette de chocolat, écouté un épisode de beauté désespéré et m’être claqué deux tisanes à la camomille pour me calmer, je me sentais toujours aussi mélancolique. Réaction de survie, j’ai pris le téléphone et composé mon 911 d’urgence, mon vieil ami de gars a décroché. Vous savez ce que j’aime avec les amis I, c’est qu’on peut arrêter de leur téléphoner pendant deux mois, refuser de les voir un soir, boire de la bière comme des défoncés avec eux et bitcher sur leur nouvelle copine, jamais ils ne vous feront la gueule et ne vous diront que votre vernis à ongles n’est pas coordonné avec votre pantalon.

Ma question à l’interlocuteur I fut longue et stupide, sa réponse fut courte et impulsive ...

Fille paumée : dit, est-ce que ça fait looser de ne pas avoir d’emploi, de chum, de maison, d’enfants et des dettes d’études à 31 ans?

Meilleur ami I en panne de compassion : Bah tu l’as choisi!

Tu l’as choisi! Ha les gars, toujours aussi nuls quand il est question de remonter le moral à une fille! Un petit coup de franchise et vlan dans les dents. Entre choisir entre les commentaires de I et une claque sur la gueule, faut parfois choisi la claque, c’est brutale, mais après coup on oublie.... Mais bon, je l’avais bien cherché! J’ai bredouillé que mes pâtes allaient coller et j’ai raccroché pour téléphoner mon numéro 2 d’urgence l’amie E.

Vous savez ce que j’aime chez les copines de filles c’est qu’elles décrochent à tous les coups, peuvent vous entretenir en conversation pendant des heures, vous dire quoi porter à deux heures d’un rancard, elles sont toujours dispo à écouter TOUT!

Ma question fut courte, la réponse fut longue :

Fille paumée : Est-ce que je suis aussi looser que je le pense?

Réponse d’une amie E en hausse de compassion : Ben voyons donc Chantale, tu le sais bien, c’est temporaire, c’est une question de jours avant que Pierre Carle te téléphone pour t’offrir un poste de directrice adjointe, par lequel tu feras le « front page » du magazine 7 jours que Brad verra à New York dans un café entre deux capucinos, ce dernier pris d’un élan de coup de foudre fluchera Angelina pour te demander en mariage. Ton ex exposé à tous ces tabloïdes et traité d’imbécile par son groupe de pairs, va s’en mordre les doigts et te supplier de revenir avec lui. Tu vas voir tu vivras heureuse avec beaucoup d’enfants tout en gardant tes abdos et ta poitrine d’enfer...

- Ouais, super Mary Popins, je te laisse dans ton royaume de Walt Disney, mes pâtes vont coller....

Finalement, je pense que je vais me claquer une troisième tisane à la camomille, fouiller dans mes placards pour voir s’il ne reste pas de vieux biscuits aux pépites de choco et regarder sur Youtube d’anciens clips de François Pérusse pour me faire rigole un peu.

mardi, mai 26, 2009

Deux ans...

Deux ans déjà, jours pour jours, sur les ailes d'un monstre blanc et vert, je partais au pays des fromages. Sac au dos, 30 kilos de bagages, c'était l'aléa et la promesse d'une nouvelle vie!
-Avez-vous, vous-même fait vos bagages, avez-vous, avec vous des objets tranchants, êtes vous bien la personne sur ce passeport, côté hublot ou couloir, m'a demandé la poupée Barbie à l'embarquement. -OUI, NON, OUI, COULOIR!!! Foutez-moi la paix, je veux entrer dans ce putain de vol et partir le plus loin possible...

Tout ça aurait pu ressembler à l'extase, mais c'était surtout la merde, je dois le dire. Tout ça était la conséquence d'une relation qui n'a pas fonctionné. Comment pouvais-je savoir que Monsieur allait me larguer à quelques heures du grand départ, valises et PVT à la main, après avoir dépensé autant d'énergie pour tenter de le rejoindre. Tant pis pour lui pauvre con, mais tant pis aussi pour moi pauvre conne, car je n'avais plus vraiment d'endroit où aller, peu de contacts, pas d'emploi, pouvais-je descendre plus profondément dans cette galère? Ça ressemblait à un pastiche de Bridget Jones, sans budget avec une comédienne mals préparée, du mauvais goût à la puissante 10, même John Travolta n'aurait pas voulu y jouer le rôle d'un livreur de pizza.

Comment, moi qui ai toujours les deux pieds sur terre, j'ai pu être aussi inconsciente? Rester au Québec? Impossible, mon appartement était sous-loué, mon 4% imprimé, ma remplaçante trouvée et j'avais fait la veille un party de départ bien arrosé. Avec tous ces éléments ensemble, je ne pouvais plus reculer. De toute façon, je n'avais même pas la force de battre en retraite. Il valait mieux partir que de répondre aux questions et de me promener devant mes proches avec le mot "looser" écrit sur le front. Mon orgueil de fille a été plus fort, j'ai écouté la voix au micro " : les passagers du vol KL 207 sont priés de se diriger au quai d'embarquement! Robotisée, c'est ce que j'ai fait...

Direction Charles de Gaule : "Vive le Québec libre" Il était effectivement libre! Jamais de mes trente petites années d'expérience de vie, cette liberté n'avait été aussi présente et m'avait aussi ébranlée. J'en avais le mal de l'air, l'avion aurait pu chuter à ce stade, plus rien ne pouvait m'étonner.

En Premiere classe de Zoom Arline. Je me souviens, j'avais les yeux en larmes comme une gamine à qui on venait d'enlever son ours en pluche. Déconcertée, ma collègue de gauche n'a rien compris à mon histoire, elle pensait que je venais de quitter l'homme de ma vie, "mais non connasse, je viens le rejoindre, mais il ne m'attend plus.... Du genre dring, dring, il n'y a plus de correspondant sur la ligne.... "Par pitié, elle m'a quand même offert son verre de vin, un liquide à vaisselle imbuvable, il faut bien aller en France pour que sur le vol on vous serve un vin américain... Remède miracle toutefois ingurgité en deux gorgées, rapidement il a fait son effet, j'ai fermé les yeux et sans réfléchir je suis arrivée à la tour Eiffel.

7 heures plus tard, j'étais sur le quai du train, j'ai fait la courageuse, téléphoné d'anciennes copines, quémander des nuits sur des sofas inconfortables et la suite vous la connaissez (facile vous n'avez qu'à relire ce blogue en commançant par la fin)... Oui il y a des jours comme ceux-là qu'on n’oublie pas, on se sent tellement petite dans ses chaussures... Mais heureusement, il y'a aussi les autres jours qui se suivent qui font grandir...

dimanche, mai 10, 2009

Phoques!



Vous avez certainement vu la charmante presse que nous font nos amis européens en ce moment : « embargo sur le phoque, une chasse déclarée comme cruelle et répugnante », quelle blague! Bardo doit jubiler d’un malin plaisir en ce moment, elle qui depuis des années s’amuse à salir le Canada et à désinformer le publique avec des discours et des vidéos de chasses qui draineraient l’émotion de n’importe quel coeur insensible. La pauvre concernée, ne semble pas comprendre qu’elle est désuète et que la chasse aux blanchons est interdite depuis déjà longtemps. Ce que diffuse la vedette française et ses amis, sont des images au goût de canular qui ne servent qu’à accroître la popularité de cette vieille peau molle à court d’admirateurs. Il faudrait rappeler à Mme Bardo que la survie des phoques n’est pas du tout menacée, mais que les poissons le deviendront si on laisse les phoques continuer à se multiplier à cette vitesse. Nous oublions aussi dans ce débat, les milliers de familles canadiennes des collectivités côtières, qui tirent de 25 à 35 % de leurs revenus annuels de cette chasse.


Expliquez-moi, ce qu’il y a de plus barbare à tuer une bête dans son environnement naturel, qu’à suspendre un poulet par les pattes dans un abattoir avant de lui couper le cou avec une lame? Surtout que beaucoup de volailles ne voient même pas la lumière du jour et restent confisquées à une cage sans pouvoir bouger, gavées aux hormones avant de terminer froides dans un petit contenant de pâté... D’accord de la neige immaculée de sang, ce n’est pas très beau à voir, on dirait presque des scènes de génocides quand les hélicoptères prennent des clichés d’en haut. Mais quand on résonne par émotion, comme semble le faire l’Union européenne sur ce sujet, il n’y aurait pas de façon acceptable de tuer un animal.

dimanche, avril 26, 2009

Le Barbec


Ha... l'été! Si la saison des amours est de retour pour les Québécois, pour Chantale ça signifie surtout"la saison du barbecue". À défaut de cruiser, je cuisine. Ça me permet de choisir les légumes, de varier le menue sans culpabilité et de me servir autant que je veux sans jamais être déçue (j'en profite, car en tant que fille, j'ai droit à ce genre de réflexion à la Louis Morisette).

Rien de mieux qu'une dizaine de potes réunis, des T-bones et des saussices de chevreuil à profusion (pouvez-vous croire que je suis une ancienne végétarienne) et une bonne caisse de Cheval blanc. Voilà le fantasme de tout bon Québecois qui se respecte lors des jours où il fait plus de 20 degrés. Car, quand le Québec se dépouille de son épais manteau blanc, tel que les tulipes au printemps, on voit apparaître sur les balcons et cours arrière, des centaines de BBQ qui s'exhibent et n'attendent qu'une bombonne neuve pour leur donner enfin un nouveau souffle.
S'il y en a qui partent à la chasse d'un partenaire de lit, vous avez juste à aller dans un 5 à 7 chez Edgar le vendredi soir pour en voir de pathétique exemple (ou la porte Rouge pour certain), moi je pars à la recherche d'un ou des partenaires de B.B.Q. J'ai fluché maître Kamasutra pour le saucissier William. Quoique pour ceux qui ont l'esprit tordu, on reste dans le même registre .

Attention messieurs, celui qui sera attirer mon attention aura spatule à la main, Steven Raiclen comme meilleur ami, il saura concocté n'importe quelle marinade avec ses fonds de frigo et surtout possèdera l'objet de convoitise, un 60 000 Btu de préférence. Y a t'il quelque chose de plus sexy qu'on homme qui sait manier son BBQ?


lundi, septembre 15, 2008

L'amour...


L’amour c’est comme les voyages en train disait Grand Corps malade « les trains démarrent souvent au moment où l'on s'y attend le moinsoù l'histoire d'amour t'emporte, sous l'œil impuissant des témoins... »

Dans mon cas, ce n’était pas un train, mais plutôt sur un gros « charter » de Zoom Airline : liaison Montréal-Paris. Curieusement, tout comme la compagnie aérienne, ma relation a fermé ses portes, sans donner d’avertissement et en laissant plusieurs insatisfaits. Ne cherchez pas les dédommagements, ni les cartons de plaintes, il n’y en a pas! Rien n’a faire, c’est hors service.

Pour trois petites nuits, j’ai bousculé toute ma vie. Mais vous le savez aussi bien que moi, même si King Kong s’était mis sur mon chemin, avec mes 5 pieds et deux pouces, je l’aurais quand même balayé d’un coup de revers. Car dans ce genre de situation, même le mont Everest n’est pas assez haut pour nous faire renoncer. On en devient con, on ne réfléchit plus, on plie bagage et on ne pense qu’à rejoindre l’autre. Papiers en poche, visa de travail avec une sale gueule, amis qui vous décourage, mais on s’en fout, car l’horloge roule et on en peu plus de vivre cette séparation.

Malheureusement, les amours de voyages ne durent pas. Une fois sur place, après quelque temps, c’est souvent là que les choses se corsent et que les trépidations commencent. On remarque les failles du système, la moquette ringarde, les repas dans les assiettes en carton qui une fois avalés restent collés sur l’estomac et le cheap labourg qui nous sort ses frustrations.

Maintenant que je suis tombée de mon nuage, j’ai encore le mal de l’air, avec cette peur incessante des hauteurs. Je ressens encore les turbulences, et toujours pas d’hôtesses pour me secourir, ni de pinottes salées pour m’aider à faire passer. Faut croire que c’est comme ça en classe économique, quand on vous offre de trop beaux rabais, il y a toujours une épine de cachée sous les slogans magiques.

Je suppose qu’avec le temps, je réussirai à recommencer à voyager. Cette fois-ci, je resterais certainement en région (si vous comprenez ce que je veux dire) Il y a tant de grandeur à visiter dans notre grand pays.

jeudi, mars 27, 2008

ACHATS = BONHEUR

Où es-tu printemps avec tes arbres verts, tes bourgeons, tes terrasses bondées et tes oisillons qui font cuite cuite? Tu t'étires, tu tréfiles, tu t'élonges comme de la tire Sainte Catherine. Belle et bonne au début, à force de te mâchouiller, tu me laisses un goût amer sur les papilles.

Et moi qui dis continuellement à mon copain Français depuis un mois : c'est la dernière tempête, tu vas voir la semaine prochaine ça va fondre.... à cause de ton retard me voilà quadruplement menteuse!

Mes jupes et mes bermudas poireautent patiemment dans ma garde de robe. Comme des petits soldats, ils n'attendent qu'une chose, se pavaner au soleil et me donner la motivation de faire fondre le surplus de calories que mon corps à encaissé dans le futon du salon. J'avoue, par les derniers jours froids, je n'ai pas toujours eu le courage de sortir, entre un -20 degrés et entre les "soaps" télé au goût de remâché, j'ai choisi les pathétiques épisodes téléromanesques de 19h00 (bah, ça pourra servir, dans les cas ou je serais invitée au Bingo de la rue Papineau, j'aurais au moins un sujet de discussion avec les petites vieilles à bigoudis).

Toujours est-il qu'afin de provoquer une réaction climatique illusoire, une sorte de mirage en version magasinage, je suis allée faire la tournée des Simon's, Jacob et compagnie. Résultat, 200 $ en moins dans mes poches et pas un degré de plus sur le thermostat! Une heure de plaisirs à acheter des fringues d'été qui malheureusement, planent piteusement, tout comme les autres, dans ma garde de robe. Un mois de plus et je les aurais eu en solde, mais quand le moral est à plat, les séances de guenilles, sont toujours réconfortantes et n'ont pas de prix. (je pense qu'il faut être une fille pour comprendre ça). Le concept est fort et maniganceux, si vous voulez mon avis, c'est à la limite de l'exploitation mentale, imaginez : vous avez les vendeuses "carburées » aux compliments pour vous déculpabiliser de dépenser et vous faire avaler que payer 80 $ pour une chemise c'est si peu, pour être bien dans sa peau. Des miroirs qui étrangement vous amincissent et vous laisse penser que ce nouveau morceau va vous faire paraître deux kilos en moins devant la galerie et on fini le tout à la forme des biscuits Ouipets on enrobe l'ambiance d'une fine couche d'essence de vanille et de quelques notes de musique pour que votre cerveau associe bien la formule mathématique suivante : ACHAT = BONHEUR! Finalement, après réflexion, moi je remballe tout, je vais voir les caissières et je les accuse de fausses représentations, j'aurais quand même en banque mes petites minutes de bonheurs d'achats sans avoir dépensé un rond! Voilà la façon agréable d'abattre les système capitalisme à ma façon!

vendredi, mars 14, 2008

Heureuse d'un printemps qui m'chauffe la couenne!

Pour moi l'année 2008 va commencer en mai, avec les oiseaux, le printemps, les popsicles chimiques bleus et un nouvel emploi. Mon gros pyjama en flanelle qui pue l'hiver ira directement dans les poubelles, tout comme l’affreuse paire de pantoufles en fantexe jaune et brun qui sert d’isolant thermique à mes pieds lors des longues soirées d’hiver, ira sagement dans le dernier tiroir de la commode, pas question de les ressortir avant six mois. Je lèverais mon verre de champagne à cette année qui commence et à la terre qui dégèle lourdement, la tête couchée sur les planches du salon, en chantant dans un état d’euphorie : "Heureux d’un printemps de Paul Piché". Je repasserais en tandem, la dernière année, en examinant ses faits saillants, comme l’une de ces célèbres revues télévisées, que l’on écoute le 31 décembre au soir, toujours à moitié bourré, entre deux sandwichs sans croûte.

Je ferais le tour de mes 365 derniers jours, comme la petite aiguille d'une horloge qui trottine doucement et qui rendue au bout de son chemin, pousse sur sa lourde consoeur endormie, pour l'obliger à se déplacer d'un cran. Pour me faire réaliser, qu'en un an, j'en ai fait du chemin.

Si ce n'est à Paris dont j’ai eu le courage et la chance, c'est à Montréal que j'ai trouvé mon chez-moi. C’est entre le Québec et la France que j'ai joué au Monopoli du coeur: j’ai gagné, perdu, laissé partir, pour finir par passer Go et réclamer mon 200 $. Ente le camembert et le cheddar que j'ai réalisé, à quel point ce détour était nécessaire. Que la vie, se vit par ses erreurs, ces parcours, ces malchances et que ce sont ces derniers qui font que les petits moments de bonheur sont encore plus beaux.

Naturellement, le printemps n'est pas encore là! Je prends de l'avance entre deux tempêtes de neige pour faire des provisions d’Häagen-Dazs et de Champagne, en attendant patiemment le soleil et le mois de mai.

lundi, janvier 07, 2008

Que le kitch soit avec vous!

Je suis allée voir une voyante et elle m'a dit que j'avais trouvé mon âme soeur... Ah ouais! J'étais à peine entrée dans sa voiture que Ju, m'annonçait la bonne nouvelle et venait vivement de piquer ma curiosité de fille potineuse à 30 sous.

-Et puis...? Il paraît que nous aurons deux enfants, peut-être trois... Ça alors, en voilà une chance! (Statistiquement c'est une bonne nouvelle, Ju fera sa part pour monter la moyenne des naissances au Québec qui est d'un pauvre 1.4 enfants par famille). Par contre, il faut dire que la première rencontre de Ju et A, n'était vraiment pas destiné pour un coup de foudre, on peut dire que tous les éléments étaient parfaitement assemblés pour rendre la rencontre des plus longues et des plus pénibles. Imaginez : un petit rancard organisé par le beau père, dans une cabane à sucre en pleine après-midi, dans le cadre d'un party de travail, entre le jambon au sirop d'érable et les oreilles de christ, rigodons, nappes à carreaux et ceintures fléchées incluent. À part les Français qui voient la chose comme une visite exotique, je ne constate rien de très romantique là-dedans.

Et pourtant... Moi qui aime le kitch, il serait difficile de faire plus ringard que Ju.... À part d'aller voir Elvis à Las Vegas. À ce sujet, ma mère m'a totalement, pour ne pas dire carrément défendu de me marier de la sorte! Au risque de me déshériter. C'est à croire qu'elle n'est pas la seule à penser de cette façon, mon dernier copain fessait les yeux ronds et une crise d'urticaire quand j'exposais "Las Vegas ", comme destination de voyage. Il n'avait pas tord, me connaissant, il me savait bien capable de le souler pour ensuite aller lui voler quelques voeux devant les merveilleux guichets automatiques du mariage, ou le comble, dans une merveilleuse Cadilac blanche, en roulant vers une chapelle, abritant un gros Elvis tout bedonnant qui nous dirait : "Hey baby you are now married"!

Ha que le mauvais goût soit avec nous! Comblez, les amateurs du kitch, car vous êtes des gens heureux qui ne trouvent pas à s'ennuyer. Amen!

jeudi, janvier 03, 2008

Brrrr!


Attachez votre tuque, sortez votre peau de caribous, empruntez la ville souterraine et vos traîneaux à chiens! Pas de risque à prendre les oreilles peuvent vous tomber!
On annonce un refroidissement de -35 cette nuit....
AAAAAAAA! Y fait frette câline!

Les petites règles...


Presque quatorze heures, nous descendons l'escalier en colimaçon pour aller rejoindre l'autobus qui mènera Marie à Dorval. À défaut de matériel technologique, tels un ascenseur ou un taxi, nous exploitons «Marcel le Mexicain » pour trimbaler l'énorme valise. Le pauvre ami réussi tant bien que mal a trimbaler l'énorme sac dans les peaux de lièvre qu'à doucement parsemé mère nature hier dans la journée. Un cadeau d'écumes frigorifiées pour son départ, un peu chiant sur le coup, je dois l'admettre, mais qui lui laissera de belles images.

Sous cette impression de jungle blanche, quelques embûches sous nos pieds, nous voilà rendues à la gare Centrale de Berri. Nos quatre yeux collés sur la vitre qui sépare le terminus de son autobus, nous regardons Marie monter et décoller.

Que je suis jalouse.... Elle repart en France... N'y a-t-il pas de place dans ton grand sac, pour me prendre avec toi? Chanceuse, à toi le foie gras, le fromage, les baguettes et le clown sarko! Mais Marie retiendra-tu les règles québécoises? Tu sais les petites règles que je t'ai marmonnées pendant trois mois, celle qui fait de toi une touriste ou une parfaite Française assimilée? Allons, répétons :

Les petites règles de bases des Français au Québec...


Règle 1: Les Québécois s'appellent Québécois pas Canadiens!

Règle 2: Ne jamais corriger un Québécois sur son français (en France oui, mais pas ici....)

Règle 3: Les petits écureuils sont des rats avec du poil, nocifs et stupides (selon-moi, la pire des attractions pour les touristes du Mont-Royal) = pas nécessaire de les prendre en photos et d'aider à leur survie en les nourrissant...

Règle 4 : Quand on dit "Maudit français" c'est habituellement amical et gentil

Règle 5: Quand on dit "Tabarnac de Français" ce n'est pas amical, ni gentil, sauve ton cul...

Règle 6: À Montréal, il n'existe pas de ville souterraine, on sort à l'extérieur et on réussit très biens à survivre, même à -30 degrés, oui oui, on se les gèle, mais on survie, rare sont les cas de mort subite due au froid.

Règle 7 : Il n'y a pas d'orignaux et d'Indiens avec des plumes qui se promènent librement dans la ville ainsi que des cabanes en bois ronds avec des chasseurs aux chemises carottés qui s'empiffrent de crêpes au sirop d'érable, eux ont les laisse dans leurs cités...

Règle 8: Le sirop d'érable se vend en "cane", les bouteilles en verres en forme de feuille d'érable c'est du "sirop de poteau" pour les touristes.

Règle 9: Au supplice, ne tentez pas d'imiter l'accent québécois....


Tout cela me ramène, il y a à peine quelques mois, où je quittais Paris pour revenir à Montréal. Que le temps passe vite! Tu mettais un peu de France dans cet appartement qui depuis ton départ est plutôt tristounet. Dans quelques jours, un autre "maudit Français" prendra ta place! Cette fois-ci, j'échange un grand cru du "Franche Comté", pour l'un de la région de "Champagne"!

lundi, décembre 31, 2007

Ciao 2007 !


- Es-tu contente de ton année 2007, me demande ma mère au bout du fil... Sur le coup, je ne sais pas trop quoi répondre. Cette année, je ne l'ai même pas vue passer tellement il y a eu de remous dans ma vie.
- Alors, reprend t-elle, tu dois être contente de voir arriver 2008, enfin un peu de repos, maintenant que tu as un emploi stable, tu vas pouvoir te caser! Pauvre maman, si elle savait...Elle a tellement peur que sa fille finisse vieille, seule, sans enfant, entre les quatre murs blancs de son un petit appartement de Montréal avec comme confident son chat et ayant pour seule distraction le tricot et le marché Jean-Talon... elle en devient pathétique avec ses réflexions détournées...

À bien y penser je ne veux pas qu'elle se finisse 2007, je l'aime bien ma vie de fille perdue moi! Comment pourrais-je me plaindre? En une année j'ai vécu ce que la plupart des gens vivent en 10 ans. Sans nommer personne, vous en connaissez certainement beaucoup comme moi qui se contentent du quotidien, qui se plaignent de la routine, mais qui par sécurité n'osent pas mettre le nez dehors et qui vivent leurs aventures par la télévision. Désolée, je ne mange pas de cette soupe!
D'accord, je me suis cassé la figure à quelques reprises, j'ai tellement "viraillé " à gauche et à droite que Fabienne Larouche y trouverait son inspiration pour ses futurss téléromans. 1 maîtrise, 7 appartements, 6 différents emplois, une bonne dizaine de colocs, tomber en amour, tomber sur le cul. Mais bon, les voyages et les expériences forment la jeunesse... et puis si 2008 se promet d'être aussi mouvementé que 2007, alors OUI, je serais vraiment très honorée de me casser le nez pour passer à une vitesse supérieur!

Vous n'avez pas le loisir de choisir quand et comment vous allez mourir. Vous pouvez toutefois décider comment vous aller vivre.

Joan Baez

mercredi, décembre 12, 2007

Sa-me-dit Mont-Royal!


Comme une gamine dans cet amas de neige: mon crazy carpet* entre les mains, je me fraye un chemin dans un chatoiement d’étoiles. La poudreuse déborde sous mes pieds, ma respiration est entre coupées par le froid. C’est l’expédition vers le Mont-Royal.

Impression de décor de Noël : des sapins blancs aux branches pendantes, un couché de soleil, des calèches et les parents qui promènent leurs progénitures en luge. Pour l'occasion, j’ai sorti mon pelage d'hiver : un manteau en duvet, qui me donne des airs de "pingouin" un chapeau de laine et des mitaines tellement non assorties que je gagnerais peut-être le concours de la plus "kétaine", bah qui pourra me reconnaître et quel en est l'intérêt... Hop, une glissade sur le ventre, Yahooo! Pas de frein, ni contrôle, pour atterrir tête première dans la neige fraîche et me réveiller.....presque à l’hôpital.

Mon pays ce n'est pas un pays c'est l'hiver, comme le dit Gilles Vigneault et c'est tellement beau!

*Crazy carpet: petit tapis en plastique avec deux poignées et souvent une face de député
Sport favori de plusieurs Québécois qui se pratique beaucoup sur le Mont-Royal
Vitesse de croisière: hooooooo!
Mise en garde: ne tentez pas de faire d'abat, vérifiez vos couloirs de circulation et surtout amusez-vous!

jeudi, décembre 06, 2007

Ma langue


La surprise ce matin! Les médias affichent un recul historique du français au Québec... Un phénomène qui touche particulièrement Montréal et s'explique en partie par la présence record d'immigrants allophones. Il y a maintenant plus de gens qui ont une langue maternelle autre que le français sur l'île de Montréal. Normal? Non, je ne crois pas.

Sincèrement, je n'ai rien contre l'immigration, au contraire, je suis la première à venter le multiculturalisme de ma ville, de ses quartiers ethniques, de son ouverture... Mais tabarnouche, il faut faire quelque chose! Simplement pour le respect de nos parents qui se sont battus pour notre culture, pour notre langue.

Politiciens : faites respecter la loi 101 et obligez les immigrants à apprendre notre langue. Québécois : reproduisons-nous! Et plus j'y pense, si les Français s'arrachent les permis de travail pour venir au Québec, s'ils demandent leur citoyenneté, arrêtez de les faire chier en leur mettant des bâtons dans les roues et en les faisant poireauté durant des mois. Faites-les entrer par "conteneurs " nos cousins! Si c'est pour faire perdurer ma langue, moi je suis prête à endurer leurs râlements et leur putain de bordel de merde. Et puis, on sera plus à boire du vin, manger du fromage et du pain, peut-être qu'avec un nouveau pouvoir d'achat, on va pouvoir faire baisser les coûts! C'est ma langue qui sera ravie car elle mangera et parlera français!

lundi, novembre 26, 2007

Love generation


Pourquoi l'amour est si compliqué m'a demandé Brad, devant notre quatrième verre de vin et ma magnifique banane flambée. C'est souvent comme ça, quand Brad veut me faire part de ses états d'âme nous allons au japonais sur Jean-Talon aux banquettes roses en plastiques ringards et nous discutons jusqu'à ce que le sommeil nous tire à la porte ou jusqu'à ce que les serveurs montent les chaises sur les tables et changent la musique kitch asiatique pour du vieux Bon Jovi. Mais ce soir avec cette délectable assiette entre les mains, sa question avait le même impact de Kyoto sur les conservateurs (un je-m'en-foutisme absolut). J'étais beaucoup trop concentrée à mastiquer ma pâte pleine de sucre et à mon petit plaisir personnel que de sortir la psychanalyste a cinq sous en moi pour aider mon copain dans sa crise existentielle.

- Mais pourquoi ça fait si mal, insista-t-il? .... He... mal ouais... mais ça fait du bien quand même, de temps en temps, non? et les petits papillons, ça compense d'une certaine façon pour le trouble que ça donne ensuite, sinon personne ne tomberait en amour? (tiens vlan dans les dents, je vais pouvoir continuer mon bonheur)

Je ne suis pas d'accord a t'il renchérie par un large soupir en cherchant ma compréhension....

Ouais, bon tu viens juste de terminer une relation, alors pourquoi t'essaierais pas d'oublier Mademoiselle D par une autre? Tiens, pourquoi ne pas t’ouvrir quelques dossiers et d’y apposer l’étiquette amusement ? Et si tu arrêtais de chercher pendant quelque temps et que tu vivais seul? L'idée d'être seul, ne semblait pas du tout réjouir mon copain et même si a serveuse venait royalement de se planter avec deux tasses de thé derrière le bar offrant aux jeunes messieurs sur les banquettes un spectacle de genre « wet hot t-shirt gratuit», Brad revenait sans cesse sur ses questions sans signaler aucun signe d’intérêt au show qui se produisait devant nous.
Plus je mastiquais, plus je me questionnais et plus ma banane perdait subitement de l’intérêt À bien y penser, je crois que Brad en est au syndrome de beaucoup de jeunes de notre génération, celui qu’on qualifie « les poupées russes ». Il est à la recherche de cette dernière et minuscule petite poupée qui sera à jamais l'amour de sa vie, tout comme les personnages du film de Klapish. Petit à petit, il ouvre ses boîtes, en souhaitant arriver à la plus petite, mais la plus précieuse. Toutefois, s’il en restait d’autres... mais s’il venait de manquer la bonne? Perdre sa chance ou continuer? Une quête effrénée de l’âme soeur qui ne semble jamais se terminer. Brad venait de mettre le doigt sur un énorme vacuum, ayant pour cause la trentaine, la recherche d’une vie parfaite, d’un emploi parfait et du couple parfait et qui s’exprime justement par trop d’interrogations et qui gâche malheureusement les bananes flambées.

samedi, novembre 10, 2007

Les dossiers...


Au Québec il existe pour certaines personnes, dont moi je l'avoue, une façon d’appeler les nouvelles fréquentations. Nous les nommons « dossiers ». Ce terme semble toutefois choquer mes amis Français, qui pour eux, l'emploi du terme est un manque total de respect. Pourquoi? Je me suis alors penchée sur la question....

En France il ne semble pas trop exister l'étape transitoire que nous nommons au Québec « une fréquentation ». Pour nos cousins, tout semble se jouer au moment du french, ce qui implique qu'il faut être bien décidé pour mouiller ses lèvres à autrui. Bon, bon, j'entends mes amis rebondir et me dire "t'as rien compris T'Chantale de la séduction française " je sais, je sais, il y a toujours l'excuse j'avais trop but ou bien je ne suis pas certain de mes sentiments pour toi, mais toujours en est-il que la chose semble plus concrète chez les Français que chez les Québécois...


Au Québec il existe toute une forme de séduction et de codes avant la concrétisation du couple. -alors, tu peux collectionner les dossiers, m’a demandé un ami Français? - Ben....oui...dis-je timidement, mais on ne le fait pas vraiment... (Je suis dans la merde là) ça dépend des gens...(Sans me viser) comme il n’y a rien d’officiel, tu ne dois rien à personne, alors chacun fait sa vie...

Sans être une adepte du code Boillard qui encourage l’ouverture de plusieurs dossiers à la fois (ce qu’il nome faire chauffer plusieurs ronds en même temps) J’aime bien l’idée de connaître une personne avant de dire que c’est mon chum.


-Oui, mais comment vous faites pour savoir que vous êtes ensemble, m’a ensuite demandé mon sherlokomes! C’est bien souvent à ce stade que les malaises arrivent, car on ne sait plus trop comment gérer la situation. Généralement si personne ne rappelle c’est qu’il n’y a pas de suite, donc dossier fermé ou manque d'information au dossier pour assurer le suivi (genre numéro de téléphone). Si la cliente n'est pas satisfaite il se peut aussi que le dossier se ferme aussi rapidement qu'il s'est ouvert, dans ce cas, c'est très pratique, car personne ne se doit rien, donc pas besoin d'excuses bidonnes. Il se peut aussi que les dossiers soient en compétition avec d'autres dossiers sans le savoir, je connais des mecs qui peuvent gérer jusqu'à 4 dossiers en même temps, dans ce cas, il faut avoir de sacrés bons amis pour t'aider dans tes alibis....


Ensuite, il faut observer la relation afin de voir si le dossier aura le droit à l'étiquette « dossier prioritaire » ce qui implique le terme du mot "Chum ou blonde " et ce qui implique aussi que les autres dossiers vont se rapprocher du bac à recyclage. Toutefois, un bon gestionnaire saura gentiment éliminer les dossiers tout en sachant les rouvrir en cas de besoin...

Et comment arrive-t-on à ce stade? Dans mon cas, après un ou deux mois, il y a toujours un des deux qui en te présentant à ses potes en disant : voici ma blonde ou mon chum en et observant la réaction du coin de l'oeil, si lors du retour à la maison l'autre ne dit rien, c'est que c'est bon. Il y aussi la présentation à la famille (dans ce cas, sauvez-vous si vous ne voulez rien savoir du prospect, car vous êtes dans la merde grave). Mais bon, généralement, quand tu passes tous tes week-ends collés, que ton dossier se promène en sous-vêtements beiges devant toi, ou que vous avez comme sortie de faire l’épicerie, c’est que le stade dossier est terminé. Pas si compliqué finalement non?

mardi, octobre 09, 2007

Divins paysages de Charlevoix......Que du bonheur!
















mercredi, septembre 26, 2007

Dring, dring, Alléluia!


9h00, le téléphone sonne... Pas encore le vendeur du Journal de Montréal, je vais lui botter les fesses à ce connard! À moins que ce soit un vendeur de thermopompes... Ouin Allo (voix à moitié endormie et pas du tout chaleureuse, quelle comédienne!) Une petite dame au bout du fil...Vous, vous souvenez de moi, on s'est vue hier, he...oui, oui absolument (en changeant en quatre secondes du registre de la fille frustrée à la fille gentille, merde, pourquoi j'ai pas fait installer l'afficheur comme je devais le faire aussi!) C'est l'entreprise où j'ai passé une entrevue pour un poste la veille, mais je ne croyais pas qu'on me téléphonerait aussi rapidement. Sur le coup, je me suis dit que ça devait être négatif, c'est trop rapide, il doit y avoir quelque chose de louche...Voulez-vous toujours travailler avec nous? Moment de réflexion (ça fait plus professionnel et moins désespéré)...Tic, tac, tic, tac...OUI!


Habituée à me faire essuyer par d'autres candidats et de recevoir toutes sortes d'offres en dehors de mon champs d'expertise ces jours çi, je lui ai demandé de confirmer : C'est bien un poste d'adjointe à la direction, hein? Pas de réceptionniste, on s'entend? Oui, oui Chantale! Et que pensez-vous de commencer demain matin? Demain matin? Après quatre mois, 120 jours de macération, 2800 heures de végétalisation entre Paris et Montréal à chercher...Humm le choix est dur...OUI my god OUI!

mercredi, septembre 19, 2007

Le cadeau


17h00, je sors de ma réception de merde avec la tête grosse comme une citrouille et l’estomac en charpie. Lina la comptable avait eu la gentillesse de faire une tournée de café à tout le bureau pour motiver les troupes, mais son breuvage goûtait davantage l’huile à moteur que l'arôme des noisettes. Pour ne pas l'échauder dans sa mission, j’avais repris une tasse qui s'avéra une mauvaise décision.

Ainsi, debout sur St-Catherine, coin Peel, je regardais mon gobelet froid à peine terminé en me demandant quelles nouvelles insultes mon imbécile de patron en petit complet gris allait me servir demain pour ma dernière journée de travail? Cependant, cette préoccupation fut vite balayée par une autre question : qu’est-ce que j’allais bien trouver pour la fête de Brad? Il ne restait plus que quelques heures avant la réception et je n’avais toujours rien acheté. Une nouvelle copine? Une mention d’honneur pour ses études? Un millésime 1974? Brad a foutument tout et ce qu’un gars peut vouloir, sauf une blonde et le modèle qu’il cherche, ne se vend pas au Girls Dépot (malheureusement pour Brad, les modèles de perfection comme moi sont très rares).


J’hésitais une seconde, titillée par l’envie de lui acheter un certificat-cadeau d'abonnement à vie chez Lava Life ou un billet de spectacle de Marc Boillard. Mais si Brad n’aimait pas son cadeau, qu'est ce que je fais? Et s'il trouvait une fille vraiment nulle sur Lavalife que je ne puisse, la supporter, (un mélange d'Anne-Marie Lozic et de Denise Bombardier, genre) Au secours! Comme Brad est mon meilleur ami de gars et mon voisin, je vais être nécessairement obligée de la croiser régulièrement et surtout d'entendre ses beuglements lors de leurs ébats amoureux... Je n'ose même pas imaginer! Non, ne prenons pas de chance!

Reste qu’avec toutes ces questions il était 17h30, j'avais un souper à popotter, des invités à recevoir et je n’avais toujours pas de cadeau! Vous imaginez, je reçois les meilleurs potes de Brad et quand sera le temps de lui remettre ses présents, je n'aurais rien à lui offrir? Ça donnerait trop de points à son ex.


En me persuadant qu’il avait d’autres causes plus nobles à défendre que la vie sexuelle de Brad, j’ai décidé finalement de commencer par lui offrir une carte : cher Brad c’est ta fête, alors bonne fête! Pour le cadeau, he bien je ne peux pas te le dire maintenant, car c’est une MEGA surprise! Tu verras au cours de l’année! Avec le temps il va peut-être oublier que je ne lui ai rien acheté et puis, il aura juste un plus gros cadeau de Noël cette année, point!

jeudi, septembre 13, 2007

La standardiste part 2


Afin d'arrondir la fin du mois et surtout, pour ne pas regarder les stupides émissions de service du matin, j'ai décidé d'accepter un poste de réceptionniste d'une semaine chez le groupe Navire*

Encore échaudée de mon expérience comme standardiste à Paris, j'hésite, puis en voyant l'image d'une Chantale en pyjama bleu poudre démoralisant devant l'émission des tomates et des connes*, je décide de tenter le coup!

À peine arrivée dans la compagnie aux fauteuils de cuir beiges qui puent le neuf et aux néons bleus ringards, je me fais expliquer les règles de bases. Pourtant habituée à ce genre de baratin, j'étais loin de me douter des règles implicites qui y planeraient...

Ces règles sont de l'ordre de la plus haute IMPORTANCE!
Elles se résument comme suit :

1- Toujours savoir où sont les employés, et ce, même si les bureaux sont situés à l'arrière de la réception et qu'on n'y voit strictement rien, au besoin utiliser l'interphone pour harceler le personnel, des chiens renifleurs ou des lunettes à rayons X.

2- Ici impossible d'aller aux toilettes, si l'un des Big Boss vous cherche, vous devez immédiatement être disponible, (je soupçonne les employés de se shooter à l'Imodium). Malheureusement, Nadia a eu une rechute ce mardi après-midi, à cause de son égarement, Mr Big à eu son taxi 2 minutes en retard, pauvre Nadia, Time is business!

3- Toujours reconnaître le big boss quand il appel, même si l'afficheur indique un numéro confidentiel (ici utilisez vos dons de voyance ou téléphonez Jojo Savard) Et si vous osez demander qui appel, il se fera un plaisir de vous rappeler HAUT et vachement FORT pour que votre tympan résone jusqu'au Ouganda: "I'm the owner of this place and I sign your pay check!" Traduction en québécois : heille petite conne de réceptionniste sans diplôme qui grossit son cul sur mon matériel de bureau, vous me devez respect alors reconnaissez moi quand j'appel". Bah c'est vrai après tout, il doit justifier son costume Hugo Boss et le marbre qu'il a fait installer dans ses chiottes privées.

4- Surtout, ne pas faire répéter les gens, même si vous captez 1 fois sur 2 ce qu'ils vous disent à cause de la mauvaise connexion de leur cellulaire (ce n'est jamais de leur faute, c'est vous qui entendez mal!)

5- Ne jamais parler en français au Boss, ici la loi 101 est abolie, les affaires sont les affaires, on fait de l'argent en anglais (un nom comme le mien pourrait créer des syndromes d'allergie au patron, je m'efforce alors de bien prononcer le T devant Chantale)

Ce mercredi, j'ai enfreint les 5 règles en même temps, ce qui a fait éclater une méga bombe dans le bureau, j'ai cru que M.Big allait faire un arrêt cardiaque.

Conclusion : finalement, traiter les réceptionnistes comme de la merde semble un syndrome assez universel.


* Afin d'éviter toute ressemblance et d'encourir des risques de poursuites, nous avons préféré modifier les noms.

mardi, septembre 11, 2007

La honte!


Quoi faire de plus que de me chicaner moi-même? Avec ce qui est arrivé cette semaine, je devrais me terrer dans un trou et ne plus jamais ressortir tellement j'ai honte! Malheureusement, je crois que le problème est actuellement derrière l'écran et il commence par C ou T, tout dépendant comment vous prononcez mon nom.

Vendredi matin je me pointe dans une boîte d'intérim pour un super poste en communication médias.

-Vous êtes la candidate parfaite pour cette mission Mademoiselle, vous avez le profil, vous avez de l'expérience en radio et en plus vous avez une maîtrise, ce sont des atouts favorables, mais nous allons devoir vous demander un petit test de français.

-Un petit test, pif! Je vais vous passer ça les doigts dans le nez!

Insouciante, je n'avais même pas pris la peine de mettre mon petit kit de la parfaite interviewée tellement je sentais une victoire pour ce poste! Les petites dames de l'agence avaient l'air si enthousiasmes sur mon cas au téléphone que même si Michael Jean s'était presentée comme concurrente, je l'aurais battue a pleine couture tant ma dose d'hormones de fille en recherche d'emploi était a son comble.

À peine arrivée, les dames du recrutement ont jeté un oeil sur moi! Humm... Parfait a dit la blonde à la brune, elle ressemble même à celle dont nous avons le mandat de remplacer! Yé, j'ai ce qu'on appel avoir le profil de l'emploi! Allez mesdames, donnez-moi votre test a la noix qu'on vous donne votre commission et que je commence à travailler pour contribuer le plus vite possible a un renflouement de mon compte de banque (qui est de toute évidence, toujours en chute libre depuis mon retour de Paris).

Le petit test à la noix en question comportait six pages des plus beaux exemples d'exceptions de la langue française. Une heure allouée aux pures délices de grammaire et de conjugaison, le fantasme de tous les professeurs de français. Pas grave, me suis-je dite confiante, si la petite ronde à lunette à mes côtés a eu 44 sur 50, je peux bien le faire moi aussi et mieux! Méchament, j'ai même pensé qu'elle avait certainement dû être déconcentrée par l'odeur des croissants aux chocolats de la réceptionniste pour perdre ses six points. Mais, comme dans toutes bonnes fables de La Fontaine, l'histoire prouve qu'il ne faut pas sous-estimer les plus faibles (ici la petite ronde à lunette). Ainsi, la fourmi qui avait certainement travaillé fort son français pendant ses années d'études m'avait battue de plein fouet. Mes résultats d'examen furent catastrophiques pour ne pas dire funestes. Ils confirmèrent une réelle lacune dans l'écriture de ma langue maternelle. Illettrée ou victime d'un mauvais système d'éducation? À défaut d'avoir envie d'accuser la terre, je dois m'avouer coupable. Verdict : je suis trop paresseuse pour comprendre et apprendre, mais à quoi bon quand le correcteur d'orthographe fait si bien le travail?

Il ne me reste qu'une offensive! Me mettre au plan d'action 101. Finito la fainéantise! À partir de ce soir, je me tartine des dictées sur les pages du Devoir, me badigeonne de COD et d'adjectifs qualificatifs. Aucun correcteur d'orthographe ne sera accepté. Dans quelques semaines, Bernard Pivot va baver de jalousie!

mercredi, août 29, 2007

Le retour


Finalement à force de réflexions intenses, j'ai décidé de continuer sur ce blog, car : 1. l'imbécile qui m'écrivait des conneries s'est calmé le pompon (depuis que j'ai mis la dernière annonce, je crois qu'il a été assez intelligent pour comprendre, enfin c'est ce qu'on va voir). 2. Plusieurs m'ont écrit pour me dire de ne pas lâcher et de continuer (merci) et 3. même si je ne suis plus à Paris, les péripéties continues toujours à s'accumuler gravement. D'ailleurs, vous avez manqué la visite nocturne des pompiers invertis, la croisière nocturne des playgirls, le tapis rouge du festival des films du monde, ainsi que mes maintes recherches pour trouver LA job parfaite et LA coloc parfaite. Bah, croyez-moi, j'ai pas l'habitude de m'ennuyer, ça va continuer.


A suivre....


jeudi, août 16, 2007

Fin du Blog

Je suis désolée, je n'écrirais plus sur ce Blog, car depuis une semaine un imbécile m'envoie des courriels d'imbécile...

lundi, août 13, 2007

l'étude de l'entretien



16h00, je suis toujours en pyjama un dimanche matin. Depuis le début de la journée, j’essaie tant bien que mal de ne pas toucher à l’ordinateur, ne pas espionner mes voisins, ne pas ouvrir mes courriels, ni aller dépenser ce que je n’ai pas au Centre Eaton. Sortons le fouet, car ceci est pour moi un énorme travail d’autodiscipline! Le mot d’ordre aujourd'hui : étudier en profondeur le petit guide : Comment réaliser une entrevue d’embauche gagnante, le tout expliqué sous la forme de 101 questions réponses.


Eh oui, je crois en avoir besoin, je me suis aperçue lors de ma deuxième entrevue dans la boîte de communication Z que je manquais de préparation. En fait, je ne sais pas trop si c’est mon manque d’expérience en matière d’entretien ou tout simplement l’attitude de mon interviewer qui me mettait mal à l’aise. Il faut dire que la situation était assez embarrassante et étrangement, pour créer un running gag, le patron de la boîte est Français (décidément, je ne m'en sors pas).


Lors du premier rendez-vous, on m’avait fait comprendre que cette deuxième entrevue servirait à vérifier si le grand boss voulait travailler avec moi. S’il aimait ma tête quoi, car en tant qu’ajointe, par la force des choses, il allait la voir souvent. En fait, je crois que c’était surtout pour voir si mon teint fitait avec la peinture de son bureau, si ma voix n’était pas trop sexy pour ne pas énerver sa femme au téléphone et vérifier que même si j’étudie les jeunes, j’avais laissé mon kit Briney Spears à la maison.


Son attitude est restée assez glaçante et moi sans mes mots. Il faut avouer que la veille nous avions fêté mon trentième anniversaire et je crois malheureusement que quelques petites cellules "action-réaction"servants à répondre de façon efficace, rapidement et intelligemment, se sont volatilisées dans cette soirée en même temps que le chiffre deux devant mon âge. Toutefois, j’avais la chance d’être reçue à 14h00. Si cette entrevue avait était placé dans l’avant-midi, j’étais cuite, je n’aurais jamais eu le temps d’évacuer la dose d’alcool que mon corps contenait et récupérer mes heures de sommeil. Pour les cernes qu'ils restaient et mon estomac en charpie, mes amis Maybeline et Peptobismol sont venus à ma rescousse. Vive les amis Jean Coutu à tous les coins de rue!


Je n’ai pas encore la réponse de cette entrevue...Mais à lire mon guide je me suis plantée..En fait, je lis mon manuel depuis maintenant un gros 10 minutes, je regarde les réponses suggérées et je vois que suis dans le champ...Je ressemble au film Camping sauvage : choix des comédiens intéressants, concept captivant, mais malheureusement les dialogues ont été "butchés" et l’actrice mal dirigée. Reste à espérer qu’ils n’aient pas de Blockbuster à rencontrer cette semaine, pour me détrôner...

jeudi, août 09, 2007

J’ai trente ans!

J’ai trente ans depuis exactement 22 minutes et 14 secondes...Un tour à la salle de bain pour me regarder dans le miroir..Ouff tout est encore en place! Le téléphone va-t-il sonner? Qui va être le premier à me souhaiter joyeux anniversaire et moi qui vais répondre en faisant semblant d’être à moitié endormis? Ha merde j’oubliais, je ne suis même pas dans mon appartement, les trois Françaises qui y logent sont peut-être présentement harcelées par des coups de file de Brad Pitt et de Jude Law...Désolé les filles...
Je jette un coup d’oeil à Internet, tiens un super message préfabriqué pour me dire à quel point je suis une cliente unique : "Voyagesxyz.com vous offre un cadeau tout spécial pour votre anniversaire. Nous vous faisons cadeau de 100 points bonis de notre Club". Wow! En calculant, après deux ans au club, si je suis chanceuse, je peux peut-être recevoir un billet de métro pour Laval....Humm...Quoique ça me permettrait d’aller fêter au Lover’s, musique des années 80 et hommes d’expériences sur la piste...On indique un nouveau concept : bracelet Vert Célibataire, bracelet Bleu = ouvert(e) aux propositions, Bracelet Rouge = Matché(e) ! Minute moumoute! Reprenons ça dans l’ordre avec les bons termes : Vert= désespéré (pendue ou marié dans l’année)...Bleu= J'ai le démon du midi et je suis ici dans l’intention de tromper ma femme, Rouge= écoeure-moi pas, je suis venue ici pour fêter ma chum de fille! L’idée c’est d’arriver avec un bracelet d’une autre couleur, pour emmerder tout le monde... Bon, je ne suis pas encore à ce stade, alors pourquoi pas partir dernières minutes vers le sud, les deux pieds dans le sable, je pourrais ainsi pleurer ma trentaine en cachette et donner la frousse à mes amis pendant quelques jours...Non j’ai une entrevue vendredi...Zut!

Avec tout ce cirque, j’ai trente ans depuis plus d'une bonne heure, un autre regard dans le miroir...Rien n’a bougé. Rassurée, je peux fermer les yeux et me coucher, bercée par les paroles de Maxime le Forestier :

Tous mes souvenirs s'enfument
Aux trente bougies qui s'allument
Je soufflerai
J'arrêterai
Plus tard

J'ai eu trente ans
Je suis content
Bonsoir !

(Maxime Le Forestier)

mercredi, août 08, 2007

Insouciante T'Chantale


Depuis mon retour à Montréal plusieurs de mes amis m’ont dit : « ça prend des couilles pour tout laisser tomber et partir ». Moi je qualifierais le tout par insouciance. L’insouciante Chantale en a eu la preuve aujourd’hui...

Premier téléphone du matin : la compagnie artistique R m’offre une entrevue, à condition que je sois éligible au programme de réinsertion d’emploi du gouvernement. Ok, motivée je me pointe au merveilleux centre d’emploi de mon quartier. Un choc! Moi qui pensais qu’au Complexe Desjardins on voyait du drôle de monde, en l’espace d’une heure, tous les personnages de Virginie et des Simpsons y était rassemblés : un cocaïnomane en manque faisant les 360, une serveuse, habillée en serveuse qui sentait la patate frite à plein nez voulant retourner à l’école, un chauffeur de taxi victime de raciste, un couple de p’tit gros avec le même chandail inscrit « we like to chill » (j’ai un doute qu’ils attendaient pour du BS) et une dame en bigoudis avec Snoopy le chien sans queue qui lichait les bas de pantalon de la serveuse, habillée en serveuse.

J’attendais patiemment avec mes nouveaux amis en regardant la p’tite dame aux bigoudis offrir des peppermints au punk à côté de moi (je me demandais surtout s’il allait accepter la boule rose à saveur de Pepto-Bismol ou lui voler sa sacoche). Après une heure d’attente et deux cafés Tim Horton, la préposée est venue me chercher. Devant ma motivation et mon emballement pour le poste, elle m’a gentiment remise sur terre (ce qui a eu pour effet de faire descendre rapidement mon spin de caféine), dans son vocabulaire impec, elle m’a fait comprendre que j’étais trop qualifiée pour l’emploi que je convoitais...Merde! « Vous savez, je prendrais une personne avec un DEC en administration, pas une maîtrise » Première pensée : la regarder droit dans les yeux et lui dire : ha ha, c’est une blague j’ai juste un DESS en secrétariat, depuis des années je mens sur mes diplômes et ça marche, je suis aussi bonne que Léonardo dans Catch me if you can hein? Mais non... J’ai fait mon air de fille battue et j’ai dit : OK, mais je fais quoi là? Je peux vous inscrire à une formation de trois semaines à temps plein qui vous indiquera comment rédiger votre CV et faire une entrevue devant une caméra... À ce moment j’ai pensé aux sosies des émissions de Virginie et des Simpson qui attendaient dans la salle et je me suis demandé : Aie-je vraiment envie de passer 160 heures à jouer à me trouver un emploi avec eux? Aie-je vraiment besoin d’utiliser les taxes des contribuables pour savoir faire mon CV? Non, j’ai des amis en RH qui s’en sont déjà chargés, merci. Vous avez un autre choix? Continuez à postuler et appliquez au chômage qu’elle m’a répondu...

Le chômage... Mais tout d’abord, il faut voir avec eux si vous êtes éligible.. Ouin, j’ai fait ma petite enquête, même si on paie au gouvernement des prestations, ça ne veut pas dire que nous sommes aptes à y disposer. Ainsi, le site du gouvernement donne 40 motifs pouvant justifier le départ volontaire. Je vous épargne l’énumération. Cependant, après lecture, il n’existe pas de raison justifiant, l’insouciance, les coups de tête et les voyages. Le seuls motif valable pour expliquer mon départ serait l’article 24 : Problème de transport sérieux! C’est vrai comment venir travailler à Montréal, si je suis en France? Mal prise, je pense tenter le motif 9 : déménagement en vue d’un mariage prochain. Ainsi, je pourrais me connecter à un site de rencontre (Meetic, genre) et je me trouve un p’tit Français tout con, prêt à mentir ...Quelqu’un se porte volontaire?

"downduretour"


J’ai attrapé un virus aujourd’hui, quelque chose de grave qui donne le goût de rester coucher. Son nom scientifique est: « downduretour ». Ça vous frappe d’un coup, bang! En fait, le microbe mûrit doucement et après quelques jours de gestation, quand la victime est revenue chez elle, qu’elle a parlé à toute sa famille, ses amis, ses proches et que la poussière est bien descendue, il attaque d’une traite, en squeezant bien les émotions! Naturellement, pour réussir son coup, tel un vampire, il se manifeste quand vous êtes seul et en soirée.

Moi c’est arrivé quand j’ai vu Claude Charon parler de Sakozy à la télé, je sais c’est nul... Mais bon, on ne choisit pas ses moments de down ! Les effets ont été intenses: je suis sortie pour m’acheter une baguette française, s’en est suivie d’un visionnement de photos de Paris pour terminer avec l’écoute des enfoirés...

Selon mes recherches, il n’existe pas de remède miracle. Le traitement suggéré indique de téléphoner ses amis, manger du P’tit Québec, visionner les Boys de 1 à 4 en boucle et attendre l’hiver pour faire du crazy carpet. Le ministère de la Santé indique aussi que si les symptômes persistent, de préparer un autre voyage...

mardi, juillet 31, 2007

Vie de quartier


De retour à Montréal, mon appartement envahie jusqu'à septembre par des Françaises, je squate les sofas d'amis... En faisant un bref décompte j'aurais en moins de trois mois visité 12 sofas différents entre la France et le Québec Wow! Ça en fait des ressorts dans le dos, des miettes de pain dans les coussins et des acariens à domestiquer. Pour l'instant je suis chez S, mon ancien boss qui m'accueil gentiment et il faut croire que c'est un bon choix, car 1. ça fait parler mes anciens collègues de travail et 2. son quartier ne manque pas d'action.


Ainsi, même si mes journée sont chargées d'une remise en forme (oui, malheureusement suite à ma dépendance aux biscuits Lu, je dois visiter le Énergie Cardio régulièrement) et d'une recherche d'emplois intense, j'ai quand même le temps d'observer les currieux phénomènes qui arpentent le coin. Parmis les espèces indentifiables sous le thèmes: Voisin avec comportements grotesques et débridés nous retrouvons les spécimens: Doris et Maurice. Pour vous situer, Doris est une fière Québécoise ayant comme vocabulaire trois mots: câlice-crisse et tabarnac. Cette dernière se démarque par son caractère fougeux et sans barrière. Vous voulez un conseil? Surtout n'invitez pas Doris chez-vous. Nous en avons eu la preuve samedi dernier. En effet, lors de sa dernière prestation Doris a tenté de détruire le décors d'une fête organisée avec un bâton de basseball et des oeufs, résultat: les invités se sont peu à peu éclipsés. Seule, guitard à la main, Doris nous à interprété tout son répertoire de chansons contry (après trois jours, S et moi avons encore dans la tête les maudits refrains).


Maurice de son côté est plutôt bon vivant, le look Armée du salut lui va comme un gant (comme plusieurs résidents du coin d'ailleurs) sauf que Maurice se distingue par son envie irrésistible de tondre sa pelouse en sous-vêtements, brun et de jaune...(je ne peux malheureusement confirmer la couleur, ne sachant si les teintes de brun sont des motifs ou des tâches) Maurice, lors de mes réguliers passages au Tim Horton du coin s'amuse souvent à me lancer: On es-tu bien au Québec hein? Même si Maurice répète cette phrase 100 fois par jours aux passants qui ne le regarde pas, je me suis arrêté ce matin (en tâchant de ne pas fixer son slip) et j'ai dis en toute sincérité: Ouais, maudit qu'on est bien au Québec! C'est vrai, Maurice à raison, depuis mon arrivée, je n'ai jamais été aussi bien! J'aurais beau visiter la planète, le Québec restera toujours pour moi le plus beau meilleur pays au monde!

mardi, juillet 24, 2007

Aurevoir Paris!


Cher Paris,

À quelques heures du grand départ, je me questionne encore sur mon choix de repartir à Montréal. Je crois, qu’inconsciemment (ou par acharnement?), si on me convoquait à une entrevue, j’irais jusqu’à la dernière minute, mon packsack sur le dos, mon billet d’avion à la main, tenter ma chance une dernière fois. Simplement parce qu’une partie de moi refuse d’abandonner et y croit encore. Cette partie à l’impression de laisser derrière elle un gros rêve qui n’a pas fonctionné, le sentiment d’un amour impossible sur lequel elle a beaucoup donné, mais qui a joué à contresens. J’ai compris que nous étions des milliers à d’effleurer, cherchant en toi notre bonheur, j’ai désenchanté en voyant tes milliers de prétendants te faire comme moi la cour pour ne finir qu’avec les factures (si tu vois le double sens). Habituellement dans les histoires d’amour je ne quitte pas, j’attends que les choses se placent ou que l’autre se casse, je persévère. Aujourd’hui, j’abandonne et j’ai du mal.

Si je suis satisfaite de mon expérience? La gorge serrée, je ne sais pas trop quoi te répondre, un sentiment étrange entre la nostalgie de te quitter, toi si belle et si vivante, mais la hâte de rechausser mes habitudes de Québécoise. Telle une nouvelle célibataire qui troc ses dessous sexy pour enfiler son bon vieux vieux pyjama et ses pantoufles de fantex. C’est moins excitant, mais toujours aussi rassurant et confortable.

Surtout, ne va pas croire que je suis au gouffre, si revenir c’est le cafard de tout reprendre à zéro, c’est aussi la joie de revoir mes amis que j’ai délaissés pour toi. La hâte de retrouver mon bon vieux marché Jean Talon, les festivals, mon petit quartier qui fourmillent d’odeurs, de chaleurs et de visages colorés.

Au revoir Paris, tu vas me manquer, je sais que cette après-midi quand je vais prendre l’avion, les larmes aux yeux je vais penser à tout ce que j’aurais pu faire et que je n’ai pas fait. On restera bon copain. Je viendrais te visiter durant les vacances pour un café ou une petite virée en boîte, tu me séduiras encore par ton histoire et ta cuisine (d’ailleurs, en regardant la balance, il faut décidément que ça cesse) et ensemble on pensera à tous ces bons souvenirs!

lundi, juillet 23, 2007

Le Crazy horse

À peine de retour d’Amsterdam, quelques heures de sommeil, gorgé de crêpes et d’alcool, un apprivoisement franchement nul de la langue néerlandaise et des pieds en compote qui crient pitiés. On sort! Max en visite à Paris a eu la surprenante idée de clôturer notre voyage au pays de la débauche au Crazy Horse... l’équivalent du Moulin rouge en « version crazy » comme ils disent. Quel concept intéressant, il est fort ce Max ! Ce sera ton cadeau de fête, a-t-il ajouté..Super! Des filles parfaites en sou-vêtements qui exhibent leurs beautés devant un groupe de gars chauves qui bavent et fantasment. C’est vrai, pour ses trente ans, c’est toujours agréable de se faire rappeler qu’on change. Alors, pourquoi pas en ajouter et aller regarder une vingtaine de filles parfaites, sans cellulite et sans peau d’orange!

À peine arrivée c’est la cohue dans l’entrée, mais qu’est-ce qui se passe? Ce soir c’est une soirée exceptionnelle, la dernière du Crazy avant les rénos explique le serveur, alors une grande bouteille de veuve-cliquot pour vous! Super, les bulles vont peut-être me faire oublier que je regarde un spectacle de filles nues. Après ce visionnement, telle une frustrée, je chialerais en disant que la nature est injuste, j’irais à la pharmacie acheter des petits pots de crème antirides, des comprimés et autres bidules qui me feront rajeunir, raffermir et faire fondre mon compte de banque. Vichi et Loréal devraient flairer la bonne affaire et offrir des échantillons aux clientes, me suis-je dit avant de m’asseoir sur un minuscule tabouret en velours.

Puis, les halogènes se sont éteints, le spectacle a commencé et j’ai été... hum...impressionnée. Aucune vulgarité, un jeu étonnant de lumière sur des corps, un spectacle doux et agréable comme seuls les Français peuvent le faire. Rien de provocateur, juste une mise en scène où je ne me suis jamais sentie mal à l’aise de regarder ces filles exhiber leurs plus beaux atouts. Un décor feutré de rouge à caractère intime où monsieur était bien souvent accompagné de madame. Ainsi, la peau devient la toile de fond des formes lumineuses qui sont projetées électroniquement avec musique telle de petites histoires.

Un étrange contraste avec Amsterdam, où quelques heures auparavant, je quittais un Red light plastique, remplit de touristes saouls qui se rinçaient l’oeil devant des jeunes filles en vitrine bien souvent à la recherche de clients pour subvenir à leur besoin. Non finalement, j’ai passé une agréable soirée!

samedi, juillet 14, 2007

Des biscuits bilingues...


Il faudrait que j’arrête ma consommation de bonbons à la pâte des pays d’Oc en soirée, c’est trop sucré et du coup je n’arrive plus à fermé l’oeil quand arrive le temps de m’endormir...Mon mental part dans des délires incroyables et je fais les cents ronds dans mon flip flap. Prince charmant quand vas-tu venir? Emplois quand vas-tu me faire signe? Montréal dans combien de jours, combien d’heures, combien de minutes, de secondes? Devenue noctambule (c’est bien, de cette façon je me remets progressivement à l’heure du Québec), je cherche les activités sécuritaires et trépidantes à faire seule à trois heures du matin :

Emmerder tous mes amis québécois au téléphone? Non, ce serait la cinquième fois de la semaine
Écouter les conversations des connards soûls qui se promènent dans ma rue : bah, Le Reader Digest est plus trépidant...
Espionner mes voisins...Ça semble assez mort de ce côté là, il n’y a pas l’ombre d’un vivant...
Une petite partie de Spider solitaire sur mon ordi : Looser
Lire le dernier Cosmopolitain? Déjà fait

J’ouvre la radio (ça va m’éviter en même temps d’écouter les râlements des gars soûls devant le portique, ils sont nombreux ce soir à fêter d’avance le 14 juillet), une petite blague sur la fréquence Rire et chansons? Non pas ce soir, on va mettre les infos... Grosse nouvelle pour les amateurs de biscuits. Les petits écoliers vont être avalés par le maître du fromage en pot à la couleur douteuse! L’américain Kraft Food à acheté cette semaine le géant du biscuit de luxe à grande surface LU pour 5 milliards d’euros. Zut alors!

Moi qui me payais la joie d’un petit Lu au Québec en pensant à la France, à ces images bretonnes du biscuit au beurre salé. Parions que les usines situées à Nantes, vont rapidement être remplacées de l’autre côté de l’océan, par une main d’oeuvre moins coûteuse...Les petits délices vont-ils se ramollir en traversant l’Atlantique? J’ai des doutes, avec le goût contestable des Américains, il est possible que le charmant biscuit prenne la forme d’un Wippet dégoulinant de sucre et de gras trans...Dommage...Monsieur Lefèvre et Madame Utile, les concepteurs, étaient convaincus qu'un produit de qualité ne peut se fabriquer en trop grande quantité sans se banaliser*. Maintenant aux mains des Américains, ils doivent se retourner dans leur boîte.
« Thing Big ! »

*Voir site Internet

jeudi, juillet 12, 2007

L'aveu


Amis, voisin et famille, je suis désolée...Je n’ai pu me maintenir....
Ce matin, avec la maigre paie reçue pour mes quatre jours de standard chez les avocats, j’ai bifurqué vers le disquaire le plus proche. Sans aucun contrôle, mon corps hypnotisé s’est dirigé vers la section musique française rétro et sans réflexion, non aucune, j’ai acheté...Eh oui! Je vous entends déjà...Non Chantale...Non! Oui...je l’avoue et je n’ai pas acheté 1 CD ni 2 CD ni 3 CD, mais un magnifique coffret de 5 CD des chansons les plus kétaines de la francophonie! Je vous dire déjà : aller au Latulipe les samedis Chantale, ce n’est pas assez? Écouter Chérie FM non plus? Décidément non! Prévoyant une éventuelle substitution ou un sabotage de ma nouvelle acquisition par mes proches durant mon sommeil, je vous indique que j’ai fait des copies...

À ceux que je pourrais mettre l'état mental en péril pendant ces futures heures d'écoutes, (je pense ici à mes voisins Maxime et Catherine) je suis sincèrement désolée! N'ayant trouvé une cure pour me soigner, seule et perdue dans Paris je n'ai pu me contrôler...

mercredi, juillet 11, 2007

Les Québécois racistes?



Depuis quelques semaines, suite à une conversation avec une connaissance française, je me suis mise à réfléchir à ce que ce m’a dit ce dernier: « les Québécois sont des racistes! » He pardon? Oui, à deux reprises, dans un bar je me suis fait dire : "retourne chez toi maudit Français... " Étonnée à peine capable d’avaler ma poêlée de foie gluant et graisseux, je n’ai pas vraiment répondu, enfin pas à goût. Pourtant, mon for intérieur bouillonnait « c’est quoi son problème, les Québécois racistes? Il n’est pas au courant des derniers accommodements raisonnables lui, ni des derniers sondages de Québécors, non je ne pense pas que nous sommes racistes...Et puis c’est pas au Québec qu’on te demande ta photo, ton âge et ton statut social sur ton CV je te fais remarquer, nos immigrants on ne les fout pas dans des cités, s’en ai suivie d’une foulée d’images tyranniques qui ont défilés dans ma tête... Mais la douce et gentille québécoise que je suis ne lui ai rien dit, je crois que j’y aurait perdue quelques cheveux, leçon numéro un avec les Français, dans toute grande discussion, il vaut mieux avoir des arguments de tailles et recherchés, bibliogphaphie, statistique et corpus littéraire à l’appuie, sinon c’est perdue.

Mais hier soir après mon overdose de sucre aux bonbons pâte de fruits du pays d’Oc qui m’a tenue en éveil jusqu’à deux heures du matin, j’en suis arrivée à la conclusion suivante : la question n’est pas de savoir si nous sommes plus racistes l’un que l’autre, mais je crois tout simplement que le fait d’être dans une ville étrangère nous rend certainement plus vulnérable aux remarques et aux comportements de ceux qui y habitent. Ces derniers nous obligent à nous questionner sur nos valeurs et notre propre culture. En arrivant à Paris, je trouvais les Parisiens vachement chiants! Pourquoi, parce qu’il y en avait un dans le métro qui n’avait pas fait la file et une caissière au Champion m’avait dit d’aller plus vite. Pourtant, j’ai dû croiser des centaines d’autres Parisiens qui ont été super gentils! Mais ceux qui n’agissent pas comme nous, nous remettent en question. Pour une ou deux péripéties désagréables, on en vient rapidement à des jugements, on se dit, ça ne se fait pas chez moi, ainsi ça signifie qu’ils sont des racistes, qu’ils sont mesquins, etc. Si faire la file en France n’est pas une priorité, est-ce que cela veut absolument dire que les Français sont des impolis? Quand la caissière pousse un gros soupir à la caisse quand je ne trouve pas ma monnaie, est-ce qu’ils sont plus stressés? J’en viens à penser que tout est culturel...

mardi, juillet 10, 2007

Musée pour fille perdue

Décidant de profiter de mes derniers jours en France, j’ai entrepris de visiter les musées un peu moins classiques et gratuits de Paris, question de changer la routine des Monets, Picasso, Delacroix et ainsi alléger mes dépenses.. Après une saucette au Panthéon bouddhique, sac au dos et une Chantale remplie de bonne volonté, j’ai cherché le musée des objets trouvés... Ça peut être rigolo, je me suis dit, une ville si grande avec ses millions de tourismes par année, on ne peut forcément qu’y trouver des objets inattendus..Enfin, je croyais... Aussi perdue que ses composantes, je me suis vite aperçue que le musée était inconnue des gens du quartier (à l’occurrence le proprio du Casino et ses gentilles clientes qui m’ont fait acheter des bonbons en pâtes de fruits, mais ça, c’est une autre histoire*) toutefois, le plus inquiétant c’est qu’il est même inconnue de ses hôtes. En fait, il est du genre inexistant.

Ne voyant pas d’affiche, je me suis empressée de demander, sous l’oeil étonné du gendarme à la porte : « C’est ici le musée des objets perdus...? »
Gendarme : « mais s’ils sont perdus vos objets Madame, ils ne sont pas ici, nous on récupère les objets trouvés... »
Brave Chantale : « He oui... enfin trouvé, musée des objets trouvés alors...? »
Gendarme : « Un musée ici... connaît pas, mais si vous n’avez rien perdu, vous n’avez rien à faire ici... »
N’ayant effectivement rien perdu, à par mon sens de l’orientation pour trouver ce P.T.IN de musée paumé au fond du 15e et une parcelle d’orgueil, je n’y ai pas eu accès...

Pourtant bel et bien indiqué en référence sous l’enseigne d’une maison d’Édition reconnu et dont je vais taire le nom (sous risque de poursuites, diffamations, grève dans le milieu littéraire, peine de mort, etc.) le petit futé n’indique pas que le musée est un centre pour les objets égarés et non un musée. Laissez-moi croire au scénario suivant : un pauvre mec payé au SMIC et dont l’ex-femme demande une pension exorbitante, en mission pour la rédaction du guide à un jour perdue un cossin dans un bar, ce dernier tentant certainement d’oublier sa pauvre vie, bourré a due se ramasser aux petites heures aux centres des objets trouvés ET devant l’ampleur des bidules qu’il contenait et la forte teneur en alcool que renfermait son organisme il en a déduit que c’était un musée! Voilà!

Ainsi, s’en ai suivie d’une violente pluie de graillons pour moi dans le parc Georges Brassens (ha oui, côté météo tout est possible ces jours-ci) qui à réduit mon pique-nique en sloche puppy
Bon demain on tentera le musée de la contrefaçon, celui-ci est payant, il ne devrait pas trop y avoir de problème...

* Bonbon pâte de fruits du pays d’Oc, 1,70 euro = JOIE et BONHEUR même après grêle et musée paumé...

dimanche, juillet 08, 2007




JE RENTRE A MONTRÉAL.....




Retour à Montréal 24 juillet ...Vous, vous en doutiez hein? On ne peut pas toujours tout réussir dans la vie. J’ai perdu sur ce coup! Enfin, ai-je vraiment perdu? J’ai mis les cartes table :


J’ai perdu :

Un travail

Mes économies

J’ai gagné :

-Sur mes connaissances
-Sur la richesse de mes amitiés et de ma famille qui même à des milliers de kilomètres étaient toujours là pour moi
-Des amis qui le temps d’une bière ou d’un repas, sans le savoir m’ont beaucoup appris
-Sur ma débrouillardise et ma confiance
-Sur mes aspirations

Finalement non, j’ai beaucoup plus gagné et l'$ c’était peut-être mieux de les mettre dans ce voyage que chez le psy ...

Mais attention! Vous n’allez pas être débarrassé de moi, car si l’aventure se termine en France elle continuera au Québec et puis il me reste toujours 3 semaines ici à profiter à fond de la ville lumière....

mercredi, juillet 04, 2007

Mi-figue mi-raisin*



*Mi-figue mi-raisin : Qui est partagé entre un sentiment de satisfaction et un certain mécontentement, explique mon dictionnaire Antidote...Oui c’est l’expression juste pour qualifier mon expérience en France. Je ne suis pas déçue, ni entièrement satisfaite, dans le genre pruneau quoi! Parfumé, moelleux, mais il reste toujours un gros noyau au centre sur lequel on se cogne les dents, je me sens sur cette phase justement. Assurément, Paris est l’une de plus belle ville au monde, l’histoire, l’architecture, la musique du métro, donnent un petit goût mielleux au voyage. Mais quand on a fait le tour (les musées, les promenades, les soirées) on commence à sentir rapidement la petite fibre du pépin qui nous chatouille la langue et qui nous ramène directement à la réalité.

Ainsi depuis quelques jours, devant l’absence de chair (réponses) à mes derniers entretiens je me questionne : dois-je partir ou rester? Plus les jours avancent, plus ce sentiment devient fort. Comme dans un film policier où les super héros doivent choisir entre le fil jaune ou le fil rouge...Revenir ou rester, rester ou revenir? Faire le bon choix.....tic, tac tic tac tic sinon BOUM! Finito Santa Banana, finito Elvis Presley, finito T’Chantale ... Je suis en France que depuis six semaines, c’est très peu pour se trouver un emploi stable et aménager une nouvelle vie. Si c’est avec les noyaux que l’on fait des pouces, il faut évidemment du temps et de l’énergie. En ai-je assez dans mon jardin pour tenir le coup? L’avenir me le dira...Pour l'instant, je me couche au bruit des tic tac tic tac et qui sait si ça sautera demain? Qui sait ce que je récolterais de mon expérience?

vendredi, juin 29, 2007

Retour à la case départ


Je vous vois venir: vous allez encore dire que j'exagère, que je me fais plaisir à critiquer les Français, que je surinterprète ma situation et leurs façons d'agir! Hé bien non, désolé, aujourd'hui, il n'y aura aucune critique à la Nathalie Petrowski ni de nouvelles montées de lait contre nos charmants cousins. Pourquoi: parce que j'ai simplement décidé de faire de mon voyage une expérience agréable et d'y garder de beaux souvenirs. Et comment? Premièrement devant une tasse de bon et fort café ce matin, j'ai téléphoné mon agence pour les informer que je larguais mon emploi de réceptionniste secrète, vous savez, celui où le comptoir est dix pieds de haut et où la photocopieuse a une relation beaucoup plus importante aux yeux des employés que la standardiste.

Dès là, j'ai vu que ma réponse n'enchantait pas la chef d'équipe :
-vous ne pouvez pas faire ça, c'est le début, restez, vous allez voir, ba de di de là
- Ouais, mais bon, je ne le sens pas et moi gérer l'attitude des gens, ce n'est pas dans mon domaine.
Pour être franche avec vous, je préférerais dompter des lions au cirque que de continuer à me faire envoyer promener six heures par jour par des grosses bedaines d'avocats. Vous comprenez, entre le suicide et les crocs, je préfère les crocs c'est plus doux et plus rapide.
-Ça veut dire que je dois trouver une autre personne? Elle est forte la petite madame! OUI!
-Et vous pourriez terminer le mois? Je la vois venir coquine...NON! Elle pense que je vais finir par me créer une dépendance aux insultes. Ensuite, elle me fera signer un nouveau contrat et j'y serais pour un an. NON! À moins que Jude Law et Brad Pitt viennent y travailler sur mes genoux, là c'est négociable, mais autrement c'est NON!

Bon je vais me resservir une tasse de café fort, me farcir un sandwich bananes et beurre de pinottes et retourner à "mailer" mes 200 candidatures. Ainsi, c'est un retour à la case départ, avec le sourir cette fois!

mardi, juin 26, 2007

Mes Running


Mes running shoes sont arrivés! Bon je vais vous éviter toutes les entourloupettes que j'ai faites pour les récupérer au fin fond de Bercy (en France, la poste c'est compliqué, ne reçoit pas qui veut, il faut son %?&*@& de nom sur la boîte à mal) mais enfin, je vais pouvoir gravir les pistes des buttes à Chaumont, (en photo ici) petit coin très sympathique que je viens juste de découvrir à Paris, et comme une vraie Bruny Surin on me verra défiler sur la montagne au rythme de l'éclaire! Gogo T'Chantale aux pieds!


À oui, amis de l'UQAM, regardez bien votre diplôme, dans mon cas, ils ont fait une erreur, au lieu de mon diplôme en communication, on m'a envoyé un diplôme en sexologie.... J'ai dû perdre des bouts de mon éducation...

lundi, juin 25, 2007

La standardiste secrète, première journée



Première journée de travail, arrivée 7h50 am, devant une immense grille où l'inscription en lettres dorées indique : Cabinet Untel, propriété intellectuelle. Humm... C'est du sérieux, on ne rigole pas avec ces gens ai-je pensé, pas question de regarder les Têtes à claque sur les heures de boulot... Dommage... Je fais demie-tour? Pas question!
Devant mon air embêté à chercher comment contourner la forteresse pour entrer, une jeune dame est venue me chercher, vous être Chantale? Oui...he enfin, je le pense bien (merde, là je ne peux plus partir...).

À peine installés depuis une grosse minute, nous avons commencé mon "entraînement ". Voici, ça, ça , ça pis ça....Bon ok, pas besoin du cours de secrétaire 101 pour comprendre. En ajoutant, comme à l'école, des petites pastilles de couleurs bleu, rouge et jaune sur les deux mille touches du téléphone, je peux assumer (enfin, c'est ce que nous allons voir demain).

Et puis, je suis gâtée, on m'a dit : "tu n'es pas obligé de mettre des escarpins (talons), tu peux porter tes propres vêtements à condition que ce soit des tailleurs noirs ". Des tailleurs noirs, chouette, ça tombe bien, ma garde de robe est composée d'une multitude de tailleurs noire...YÉ! Mais, même si je m'habillais avec une robe orange à poids, je pense que personne ne le remarquerait, le comptoir de réception fait deux fois ma grandeur, comme si on cachait la réceptionniste, de peur qu'elle fasse une bêtise devant un client (du genre respirer trop fort ou voir tomber un de ses cils sur le comptoir, quelle horreur! Je les comprends, il n'y a surtout, pas de chance à prendre avec ce genre de truc) et puis comme ça, en ayant le comptoir aussi haut, on est certain que la réceptionniste se sent vraiment petite et les employés se sentent davantage plus grand, de cette façon, ils n'ont pas besoin d'être méchant pour lui rappeler, c'est gentil...

Toutefois, telle une "James Bond" je crois qu'au cabinet un tel, il y a un gros secret, les employés ne savent tout simplement pas qu'il existe une standardiste! Je suis comme une envoyée spéciale "top secret". C'est selon-moi, ce qui peut expliquer que sur les cinquante grosses bedaines qui y travaillent et qui ont défilé devant l'accueil, que personne ne m'a regardé. 1 seul m'a fait un sourire et même, c'était plutôt un rictus que je crois adressé à la photocopieuse juste derrière moi (avec cette dernière, il y a une grosse compétition, je suis jalouse, elle est physiquement plus élevée que moi) Mais, j'ai au cabinet Untel des avantages que d'autres réceptionnistes de cabinet n'ont pas : j'ai le droit de m'absenter 2 minutes, quand personne ne regarde, pour aller à la toilette et je peux siroter un café et une biscotte pendant mes six heures de travail en ligne qui sont faites sans pauses, wow, c'est la classe!

Non franchement, standardiste secrète, c'est un boulot adorable!















vendredi, juin 22, 2007

Jonnhy Cash à Montréal



Pendant que les Québécois vont fêter la St-Jean à Paris ce soir et s'empiffrent de poutine sans fromage qui fait "squik, squik", je suggère à ceux qui sont à Montréal ce spectacle hommage à Jonnhy Cash.

Bon, je fais une petite plogue pour une amie, mais pour l'avoir vue à l'action elle a un talent fou!

Si les billets allez-retour Montréal Paris n'étaient pas si coûteux, si serait aussi..


Bon show!


Hommage à Johnny Cash
vendredi le 22 juin 2007
à l'Alizé
900 Ontario Est
21h30
5$






jeudi, juin 21, 2007

Les technologies, ça change pas le monde sauf que...



Je n'ai jamais été une grande fan d'Internet, ni des nouvelles technologies. Au Québec je n'avais pas de cellulaire, je lisais les journaux sur papier et je me connectais rarement sur MSN. Pour moi, tout ça était un monde à part, un univers pour les jeunes (que j'étudiais dans le cadre de mes recherches universitaires) , mais un monde que je ne considérais pas le mien, que je regardais de loin et que je ne cherchais pas nécessairement à apprivoiser.




Cependant, depuis mon arrivée en France, j'écris ce blog... Et j'avoue que j'y prends goût. D'une part parce qu'il me permet de communiquer avec ceux qui me manquent et qui sont loin de moi sans répéter 20 fois la même chose, mais aussi parce que depuis que j'y écris mes petites aventures, j'y reçois des commentaires d'inconnues qui vivent aussi une situation similaire, soit directement sur ce Blog, mais même sur ma boîte personnelle et franchement, je trouve l'attention vraiment gentille. Même si j'ai quelques connaissances en France, je me sens parfois coupée. Visiter Paris et ses musées toute la journée, c'est bien beau, mais quand j'arrive le soir, vos petits messages me font beaucoup de bien.




Moi qui avais jugé si vite, je vois dans cette nouvelle aventure peut-être un prochain sujet de mémoire...mais ça, c'est l'anthropologue en moi qui ne peut s'empêcher d'analyser encore...

mercredi, juin 20, 2007

Premier contrat...


Premier contrat d'embauche signé en France ce matin!...


C'est drôle, je voudrais bien fêter et "péter" de la broue, mais le coeur n'y est pas...En fait, je viens de me faire embaucher pour un emploi d'hôtesse d'accueil dans un cabinet d'avocat au SMIC quand je sais très bien que je vaux nettement 3 fois plus avec ma maîtrise (bac +5). Je sais, je sais, je me plains pour rien, je suis en France depuis moins d'un mois, je devrais me compter chanceuse d'avoir déjà du travail, quand une bonne partie de la population en cherche. En fait, selon les statistiques, dans ma catégorie d'âge, environ 20 % des femmes sont au chômage*! Un nombre incroyable et que je réalise maintenant que je suis sur place et dans le bain de la recherche d'emplois.


Du coup, cette recherche si difficile et si longue semble nettement affliger le moral de la population. Il ne faut donc pas en vouloir aux Français, s'ils ne sont pas toujours optimistes en parlant de marché de l'emploi. Pour un seul poste, les entreprises peuvent recevoir des centaines de candidatures en quelques jours. La règle est au plus vite et au plus compétent! Les employeurs ayant une manne de candidats disponibles demandent des qualités et des années d'expérience assez folles, pour des postes avec des fonctions plus ou moins ridicules. Comment alors favoriser l'insertion des jeunes dans le milieu de l'emploi?


Tout ça me laisse un peu mal à l'aise et me pousse à réfléchir sur un départ ou un obstination à rester...Bon est-ce que le moral des Français m'affecte à ce point...Maintenant, je peux comprendre comment 3000 (PVT) permis de travail Québécois se sont envolés aussi vite entre janvier et mars. Le Québec est une sorte de vraie mine d'or de ce côté!


Afin de s'amuser un peu et oublier les petites déprimes de la vie, telles que le chômage... http://antisarko.site.voila.fr/Index2.htm



mardi, juin 19, 2007

Le match des étoiles




Ha.......la bouffe française, mon Dieu! Que de bonheur pour des papilles de Québécoise!



Crème, charcuterie, fromage, pain, tout à un goût bien meilleur et peu importe où vous, vous trouvez en France, il y aura toujours une spécialité de la région à essayer et une occasion pour vous faire manger. Même si mon corps, plus que ravi, en redemande toujours, il y a des moments où il faut lui dire non et prendre les choses en main!

Considérant que mes trente ans arrivaient et que depuis mon arrivée en France, je m'étais goinfrée plus qu'il n'en fallait, j'ai pris des initiatives pour empêcher un éventuel désastre sur mon tour de taille et ma future vie affective. J'ai opté pour la solution "sport". En France pas de club énergie Cardio à tous les coins de rue...Zut, mais à Paris ont trouve quelques endroits où l'on peut pratiquer notre gonflette et faire quelques cours de danse assez originale. C'est entre autres ce que j'ai fait hier soir dans le 17e arrondissement. Petit cours de danse d'essaie "body jam" où la délectable danseuse à 30 sous en moi est tombée sur les planches et dans un ridicule impressionnant, s'est laissé allé au jeu. Rien de très technique, suivre le professeur "Yo" et ne pas écraser les orteils de ses voisins... Ayant étudié à fond les jeunes, jamais je n'aurais cru un jour essayer de danser comme eux et de rire autant!

Attention, d'ici quelques semaines, je serais prête pour la prochaine saison du match des étoiles!

dimanche, juin 17, 2007

Dimanche de pluie




Dimanche de pluie sur Paris, je m'y suis quand même promenée...




jeudi, juin 14, 2007

Message à mes collègues du Complexe Desjardins


Cet après-midi, j'ai reçu un mail de Sylvain (mon ancien collègue de travail) : qu'est-ce que tu deviens? Beaucoup de monde me demande des nouvelles de toi..

Oui, c'est vrai je n'ai pas donnée beaucoup de nouvelles. En fait, je suis une fille assez orgueilleuse et je me suis dit: je vais leur donner des nouvelles quand j'aurais un bon travail et un logement fixe, comme ça j'aurais l'air de la fille qui réussit à Paris. Maintenant, trois semaines se sont écoulées et je n'ai toujours pas d'emplois ni d'appartement stable, c'est un peu la galère à vrai dire. Une piste toutefois, une agence de placement m'offre de travailler à temps partiel comme préposée d'accueil dans l'un des plus grands cabinets d'avocats de Paris. Ce n'est pas la meilleure des propositions, mais trouver un emploi en France est extrêmement difficile, alors, imaginez pour une Québécoise qui vient d'y débarquer et qui n'a qu'un permis de travail d'un an...Il faut dire aussi que mon permis de travail indique bien "permis de vacances travail" donc en ce moment je suis davantage dans la partie "vacances"Alors, je visite la ville, je parfais mon français et ma culture, ce qui pour une fille en communication peut, je crois, apporter beaucoup. Reste à voir comment mes futurs employeurs québécois vont réagir en lisant mon CV à mon retour...

Toutefois, même si je me sens à Paris comme à Montréal, il y a ce petit esprit de famille du Complexe qui me manque gravement. J'ai beau aller traîner aux galeries Lafayette, je n'y retrouve pas le charme de notre Complexe. Ici les gens sourient moins facilement. Vos conversations devant le Journal de Montréal le midi ou devant la machine à café à 15h00 sont maintenant remplacées par les conversations du genre : T'es Québécoise toi...alors tu manges du Caribou, tu vis sous terre l'hiver...t'es plutôt mince pour une Américaine...Allez, fais, nous un Tabernacle.... devenue trop sensible à ce genre de remarque, je sors mon accent pourri français et on me laisse tranquille.

Aussi, ça c'est la partie kitch de mon message, trop sur l'émotion le jour de mon départ, j'ai oublié de vous dire à quel point j'ai aimé votre "midi d'adieu " ainsi que ma petite balade en limousine vers l'aéroport. Sincèrement et du fond du coeur, je vous remercie pour ce que vous êtes et pour tout ce que vous m'avez apporté!

Ce n'est qu'un au revoir mes frères....

A bientôt!

mercredi, juin 13, 2007

La récompense


Il y a peu de temps, je disais à des amis Français combien les gens en France étaient sympathiques avec moi. Cependant aujourd’hui, ma chance a tourné et je me suis fait servir par les pires cons de Paris. Première une dame du café m’a envoyer paître pour lui avoir demandé les indications du marché, ce qui n’est pas son travail selon elle. Ensuite la dame d’une parapharmacie m’a demandé où je me croyais être, quand j’ai demandé du « stuff pour les verres de contact » ensuite la caissière du Champion m’a demandé de sortir mon argent plus vite pour payer, car les gens n’avaient pas juste ça à faire attendre après moi... il n’y avait toutefois pas un chat dans l’épicerie, mais bon....Pourtant d’un naturel poli, je n’ai pas l’habitude de me faire répondre sec. Ok le canard enchaîné fait grève, Sarkozi est au pouvoir, et il risque d’y avoir pénurie d’eau sur Paris d’ici quelques années, mais bon, je ne crois pas que ce soit là des raisons expliquant un tel comportement....

Toutefois, en consultant le calendrier, j’ai trouvé! Nous sommes un mercredi 13! Voilà! Comme Garfield, je déteste les mercredis...(bon j’ai de drôles de manies parfois, comme lire l’horoscope en cachette et faire des voeux quand tout les chiffres d’un cadran numérique sont les mêmes) mais les mercredis 13 sont les pires! Heureusement, ça n’arrive pas souvent. Donc en prenant mon courage à deux mains et en sachant que ce serait une sacrée journée, je suis quand même partie au musée de l’orangerie...Jusque là rien de catastrophique à signaler....Même que c’était une super visite. Ensuite moins déprimée je suis allée me promener dans un « Monobonjour » et je suis tombé sur l’élément clé de ma journée « du beurre de pinottes » Yes! La récompense pour ce mercredi de merde! Imaginez-vous comment les prochains matins vont être mémorable!

L’horoscope


Sincèrement l’horoscope je n’y crois pas vraiment, mais comme en ce moment j’attends patiemment un téléphone pour un emploi intéressant et qu’il ne semble pas se grouiller les fesses pour me téléphoner, je navigue sur Internet et comme toute bonne fille qui se respecte, je vais consulter secrètement l’horoscope! Allez les filles, ne dites pas que ce n’est pas vrai, on fait tout ça, en groupe pendant la pause café, dans le métro le matin, ou sur Internet discrètement pendant que le patron a le dos tourné. On les accumule : horoscope du journal, de la radio, de aufeminin.com, etc. On mélange ce qu’ils disent et on prend ce qui nous intéresse...

Donc aujourd’hui ça dit quoi en résumé :
Lion : lune en Gémeaux, semaine mouvementée en perspective, l’amour est à votre porte, sorties à prévoir...
Pour la semaine mouvementée...hum ouais, je visite des parcs et des musées, je cherche un logement en colocation et j’ai fait des balades en métro pour aller à trois entretiens...Oui on peut appeler ça mouvementé en comparaiseon avec le mode de vie des Ursulines.

Ensuite, amour à votre porte...Ma porte donne sur la salle de bain...Autre que mes deux colocs qui sont en couple, je ne vois malheureusement pas grand monde y passer. Aussi, à part le courriel d’un ex qui dit penser souvent à moi et que cette relation me laisse davantage une pointe de frustration que de romantisme, je ne vois pas bien où l’amour peut se trouver pour l’instant...

Continuons..Sorties à prévoir... Je viens de lire le mail, de X qui connaît une de mes amies Y et qui m’invite à prendre un verre pour faire connaissance ce soir! Bon pourquoi pas, ça va élargir un peu mon cercle de connaissances à Paris, en plus il est sportif. Tout dépendant du genre, j’aurais peut-être un partenaire de volley-ball ou de bronzette pour Paris plage cet été. Bon, je traîne quand même mon sabre et je revise mes techniques d’autodéfense au cas ou ce serait un maniaque. Qui sait, il y avait peut-être un autre horoscope que je n’aurais pas eu la chance de consulter qui dit : attention à vos fréquentations, risques potentiellement élevés de blessures...
Gars X : On se donne rendez-vous où? Chantale : devant ma porte, voyons! À suivre....

dimanche, juin 10, 2007

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Depuis mon départ, j'ai quelques "tunes" dans la tête qui tournent et qui tournent sans être capable d'y mettre un stop. C'est entre autres ce qui se passe avec l'album " Arrivals and departures" (titre étonnamment d'actualité avec mon état d'âme du moment) de Jea Pay. Un peu difficile à trouver chez les disquaires, j'en convient, je vous recommande quand même d'aller je oeil sur sont site pour en télécharger quelques extraits, vous ne devriez pas déçue.

Pour ceux qui sont à Montréal, Jea Pay sera au cabaret juste pour rire le 14 juin.

http://www.jaypea.com/audio.htm

Jay Pea live au Cabaret Juste pour rire
Avec Jason Bajada et Chambre
Jeudi 14 juin, 20h
Billets (10$ +tx et frais) sur Admission

vendredi, juin 08, 2007

Ttrento-philo


Café a la main ce matin, j'ouvre mes courriels. Joe: "Salut Chantale, alors comment vont tes 30 ans..." De be de bein i..e quoi...30 ans...? Non, mais t'as beau être mon ex, ça te donne pas le droit de parler de mon âge...Et puis, tu dois te tromper avec une de tes conquêtes, ma fête c'est en août, j'ai pas encore 30 ans...Je continue quand même à lire, au cas où j'y trouverais un truc intelligent, même si j'ai envie de lui mettre mon poing sur la figure..."Ça doit te faire drôle, 30 ans, pas de famille, ni maison, ni travail fixe...? Il me cherche là...il me cherche...Montréal est loin pour que j'aille l'asperger de poivre de cayenne.

Faisons le point, sincèrement, je crois que tout est dans la tête. On devient ce que l'on est, en fonction des expériences que l'on vit. On fait des choix, peut-être pas toujours les meilleurs, dans mon cas, mais j'arriverais certainement aux mêmes résultats que les autres, maison, bébé, famille...Ce sera juste plus long...Pour l'instant, je profite. Et toutes ces expériences, même si elles n'aident en rien à faire fructifier mon compte de banque et ma retraite, serviront toujours à alimenter mes conversations et mes souvenirs. N'est pas là, la plus belle de richesse?

Et puis, j'ai pas encore 30 ans...Juste 24 ans avec quelques petits mois de plus...Laissez-moi encore savourer ma jeunesse quelques temps, avant de passer au fatidique chiffre!

Je fais ma vie de jeunesse, J'veux rien savoir d'la vie de vieillesse
Ah et puis tanpis pour le drame, j'veux m'amuser ça me nourrit l'ame
J'veux jamais que la lumière s'éteigne, au fond d'mon p'tit bonheur
Dans mon décor tout est calme, j'veux m'amuser j'veux rien de banal

Kaïn

jeudi, juin 07, 2007

Job recherché...Fille en détresse

A qui la chance d'avoir T'Chantale dans son équipe de travail...?
Elle est gentille, souriante, sympathique, parle anglais-français-québécois..
Elle danse le Mia et peut même utiliser la photocopieuse sans supervision et vous faire des campagnes de pub digne de votre boîte!

Non franchement, quelle entreprise française pourrait lever le nez là dessus? À la moyenne de CV que j'ai envoyé, ont pourrait dire 200. Je me suis même fait chier au salon des 10 000 métiers et chez l'intérim Adecco ce matin pour me faire dire...Vous êtes trop qualifié, on a pas vraiment d'emplois qui vos convienne pour l'instant. En revanche, on fait des compliments sur la présentation de mon CV et des sourires! Bon faudrait mettre un truc au clair là, j'ai juste un PVT d'un an, je ne cherche pas LA BIG job et des petits boulots et des CDD donnez-moi en! Tant pis si c'est pas à la hauteur de mes diplômes, tant pis si c'est pas tout à fait dans ma branche, je me reprendrais à Montréal. Mais faite moi travailler bordel!

«La meilleure façon de tuer un homme, c'est de le payer à ne rien faire.»
[ Félix Leclerc ].

mardi, juin 05, 2007

Marché Belleville tiens donc!


Comment mélanger le cartier Chinois, le Quartier Latin et la petite Italie ensemble? facile, vous n'avez qu'à aller au marché de Belleville. On y joue du coude, car c'est bondé pas possible, mais pour ceux qui aime le dépaysement multiethnique et se faire draguer par les Marocains c'est amusant et pour les prix, ça vaut la peine. Bon je n'avais pas pensé à la taille minuscule de mon frigo ce matin (je suis encore sur le mode des grandeurs nord américaine) en achetant trois salades, deux kilos de carottes et de fraises....Quelqu'un a une recette de tarte?

lundi, juin 04, 2007

La Parisienne


Quelle ne fut pas ma surprise d’entrevoir dans la bibliothèque de ma colocataire Française Marion le livre: Comment devenir une vraie Parisienne. Plus qu’une marque de détergent, la Parisienne est selon le petit bouquin de 106 pages : « un modèle pour les étrangers, un suprême de l’élégance qui s’impose par son bon goût, sa beauté singulière et sa culture » Mythe rattaché au passé ou encore signe d’actualité? Le petit guide ne le dit pas.

Cependant, ce dernier permet, avec indications chevronnées, de trouver votre profil de Parisienne. De plus, il indique quelques petits trucs qui changeront peut-être la « bûcheronne de Stoneham » à l’occurrence moi, en une Parisienne sophistiquée. Première étape : où acheter les fringues, poursuivie du cours de maquillage 101 et naturellement des adresses importants pour tout repas mondains et sorties du vendredi soir.

Pas du tout complet, mais surtout très amusant à consulté entre copine devant un verre de vin, le guide donne en dernière partie « Comment trouver son Parisien » attention Mesdames, vous avez ici les conseils de bases tels que : le Parisien aime que l’on s’intéresse à lui, ne paraissez jamais sexuellement au abois devant votre Parisien, si vous parlez de vos parents évitez de dire « papa et maman ». Faut-il vraiment venir à Paris pour comprendre que ces règles sont internationales?

Ainsi, devenir Parisienne semble une occupation prenante! Comme l’indique en conclusion le livre, « les postulants devront témoigner de rigueur, de cohérence, d’efforts renouvelés et d’un entraînement soutenu » Et bien commençons maintenant!

vendredi, juin 01, 2007

Copier-Coller

Mis à part de faire du repassage, y' a-t-il quelque chose de plus ennuyant que de remplir des demandes d'emploi? Depuis une semaine je suis confinée dans ma petite chambre à répondre par Internet aux offres que je trouve ici et là.

Naturellement, les employeurs sont très brillants, ils ne veulent pas de copier-coller, mais des candidats motivés qui écrivent leur propre texte (souvent manuscrite). Ici, il ne suffit pas de joindre mon CV, mais de répondre aux 36 miles questions du genre: quels sont vos motivations, vos expériences, vos loisirs, votre statut social, que connaissez-vous de l'entreprise...bla bla bla...

En moyenne, j'ai calculé 30 minutes par candidatures, minimum.... Ce qui m'expose à plusieurs heures de temps perdu, si je veux rejoindre le maximum d'employeurs potentiels, des heures où je pourrai simplement visiter Paris et m'amuser....

Maintenant, je comprends un peu plus le haut taux de chômage des Français...Quand on voit la lourde tâche de remplir les candidatures, l'expérience demandée et qu'en retour le gouvernement offre des aides aux chômeurs, il y a de quoi prendre son temps pour se trouver un emploi et rester chez ses parents...

mardi, mai 29, 2007

Il y a des rencontres parfois...


À peine fraîchement arrivée en France que j'avais déjà mon premier entretien dans une boîte de communication. Décalage horaire, encore quelques larmes de la veille, les jambes crispées par une nuit dans l'avion, je me suis pointée rue d'Amsterdam avec tout l'énergie qu'il me restait (soit 40% de mes capacités mentales). Après plusieurs minutes d'attente, mal à l'aise dans mes trop chics vêtements et mes 200 sourires (puisque comme une tarte je souriais à tous ceux qui passaient devant moi, question de faire bonne impression) la dame est arrivée. Passant dans son bureau, mon petit coeur qui a faisait trois tours et fermant la porte dernière nous, elle m'a souri et sortit son plus bel accent québécois! En fait, cette dernière était de Chicoutimis et vivait à Paris depuis 7 ans. Malheureusement, entre le temps que je postule et que j'arrive, le poste était déjà comblé...Dommage...Toutefois, nous avons pris le temps de parler, d'échanger sur son histoire et j'ai bénéficié de nombreux conseils. Bon, ce n'était pas le genre d'entretien auquel je m'attendais, mais je suis de celle qui croit qu'il y a toujours une raison à quelque chose... reste à voir maintenant ce que cette rencontre pourra m'apporter!

vendredi, mai 25, 2007

Grand départ

Bonjour à tous!

Bon alors je pars aujourd'hui....Ce ne sera pas facile pour le Québec, je sais...La perte de ma personne pour une année, va nécessairement assombrir la vie de plusieurs... Je pense à tout ces passants perdues au Complexe Desjardins à qui j'indiquais si gentillement les chemins de Revenues Québec, aux voisins que j'ai emmerdés avec mes colocs Françaises et mes souper dans mon minuscule salon. Qui maintenant va danser le Mia en pentoufles en fantex, qui va vous inviter à danser en dessou des boules disco sur du Dalida et à faire des concours de Crazy carpet? ....

Non sans farce, vous allez me manquer BEAUCOUP

Donc, ne me laissez pas seule avec ces "maudits" Français et donnez-moi des nouvelles!

Bonne année à tous et à bientôt!

T'Chantale

lundi, mai 21, 2007

Cinq jours et la grand départ


Pas facile de savoir qu'on va partir dans une semaine....Ha mon Dieu, ai-je pris la bonne décision? Et si je me trompais...

Le fromage et les baguettes, c'est bien bon, mais après deux mois, ils auront probablement le même effet que la poutine sur moi...

Quitter les siens, se refaire de nouveaux amis, un nouvel emploi, une nouvelle vie... J'ai la trouille pas pour rire...

Mais bon, qui dit que je ne m'y ferais pas à cette nouvelle vie...qui sais ce qui m'attend de bon de l'autre côté de l'Océan et puis un an...C'est si vite passé!

Allez assez les questions maintenant fonçons....