lundi, novembre 26, 2007

Love generation


Pourquoi l'amour est si compliqué m'a demandé Brad, devant notre quatrième verre de vin et ma magnifique banane flambée. C'est souvent comme ça, quand Brad veut me faire part de ses états d'âme nous allons au japonais sur Jean-Talon aux banquettes roses en plastiques ringards et nous discutons jusqu'à ce que le sommeil nous tire à la porte ou jusqu'à ce que les serveurs montent les chaises sur les tables et changent la musique kitch asiatique pour du vieux Bon Jovi. Mais ce soir avec cette délectable assiette entre les mains, sa question avait le même impact de Kyoto sur les conservateurs (un je-m'en-foutisme absolut). J'étais beaucoup trop concentrée à mastiquer ma pâte pleine de sucre et à mon petit plaisir personnel que de sortir la psychanalyste a cinq sous en moi pour aider mon copain dans sa crise existentielle.

- Mais pourquoi ça fait si mal, insista-t-il? .... He... mal ouais... mais ça fait du bien quand même, de temps en temps, non? et les petits papillons, ça compense d'une certaine façon pour le trouble que ça donne ensuite, sinon personne ne tomberait en amour? (tiens vlan dans les dents, je vais pouvoir continuer mon bonheur)

Je ne suis pas d'accord a t'il renchérie par un large soupir en cherchant ma compréhension....

Ouais, bon tu viens juste de terminer une relation, alors pourquoi t'essaierais pas d'oublier Mademoiselle D par une autre? Tiens, pourquoi ne pas t’ouvrir quelques dossiers et d’y apposer l’étiquette amusement ? Et si tu arrêtais de chercher pendant quelque temps et que tu vivais seul? L'idée d'être seul, ne semblait pas du tout réjouir mon copain et même si a serveuse venait royalement de se planter avec deux tasses de thé derrière le bar offrant aux jeunes messieurs sur les banquettes un spectacle de genre « wet hot t-shirt gratuit», Brad revenait sans cesse sur ses questions sans signaler aucun signe d’intérêt au show qui se produisait devant nous.
Plus je mastiquais, plus je me questionnais et plus ma banane perdait subitement de l’intérêt À bien y penser, je crois que Brad en est au syndrome de beaucoup de jeunes de notre génération, celui qu’on qualifie « les poupées russes ». Il est à la recherche de cette dernière et minuscule petite poupée qui sera à jamais l'amour de sa vie, tout comme les personnages du film de Klapish. Petit à petit, il ouvre ses boîtes, en souhaitant arriver à la plus petite, mais la plus précieuse. Toutefois, s’il en restait d’autres... mais s’il venait de manquer la bonne? Perdre sa chance ou continuer? Une quête effrénée de l’âme soeur qui ne semble jamais se terminer. Brad venait de mettre le doigt sur un énorme vacuum, ayant pour cause la trentaine, la recherche d’une vie parfaite, d’un emploi parfait et du couple parfait et qui s’exprime justement par trop d’interrogations et qui gâche malheureusement les bananes flambées.

samedi, novembre 10, 2007

Les dossiers...


Au Québec il existe pour certaines personnes, dont moi je l'avoue, une façon d’appeler les nouvelles fréquentations. Nous les nommons « dossiers ». Ce terme semble toutefois choquer mes amis Français, qui pour eux, l'emploi du terme est un manque total de respect. Pourquoi? Je me suis alors penchée sur la question....

En France il ne semble pas trop exister l'étape transitoire que nous nommons au Québec « une fréquentation ». Pour nos cousins, tout semble se jouer au moment du french, ce qui implique qu'il faut être bien décidé pour mouiller ses lèvres à autrui. Bon, bon, j'entends mes amis rebondir et me dire "t'as rien compris T'Chantale de la séduction française " je sais, je sais, il y a toujours l'excuse j'avais trop but ou bien je ne suis pas certain de mes sentiments pour toi, mais toujours en est-il que la chose semble plus concrète chez les Français que chez les Québécois...


Au Québec il existe toute une forme de séduction et de codes avant la concrétisation du couple. -alors, tu peux collectionner les dossiers, m’a demandé un ami Français? - Ben....oui...dis-je timidement, mais on ne le fait pas vraiment... (Je suis dans la merde là) ça dépend des gens...(Sans me viser) comme il n’y a rien d’officiel, tu ne dois rien à personne, alors chacun fait sa vie...

Sans être une adepte du code Boillard qui encourage l’ouverture de plusieurs dossiers à la fois (ce qu’il nome faire chauffer plusieurs ronds en même temps) J’aime bien l’idée de connaître une personne avant de dire que c’est mon chum.


-Oui, mais comment vous faites pour savoir que vous êtes ensemble, m’a ensuite demandé mon sherlokomes! C’est bien souvent à ce stade que les malaises arrivent, car on ne sait plus trop comment gérer la situation. Généralement si personne ne rappelle c’est qu’il n’y a pas de suite, donc dossier fermé ou manque d'information au dossier pour assurer le suivi (genre numéro de téléphone). Si la cliente n'est pas satisfaite il se peut aussi que le dossier se ferme aussi rapidement qu'il s'est ouvert, dans ce cas, c'est très pratique, car personne ne se doit rien, donc pas besoin d'excuses bidonnes. Il se peut aussi que les dossiers soient en compétition avec d'autres dossiers sans le savoir, je connais des mecs qui peuvent gérer jusqu'à 4 dossiers en même temps, dans ce cas, il faut avoir de sacrés bons amis pour t'aider dans tes alibis....


Ensuite, il faut observer la relation afin de voir si le dossier aura le droit à l'étiquette « dossier prioritaire » ce qui implique le terme du mot "Chum ou blonde " et ce qui implique aussi que les autres dossiers vont se rapprocher du bac à recyclage. Toutefois, un bon gestionnaire saura gentiment éliminer les dossiers tout en sachant les rouvrir en cas de besoin...

Et comment arrive-t-on à ce stade? Dans mon cas, après un ou deux mois, il y a toujours un des deux qui en te présentant à ses potes en disant : voici ma blonde ou mon chum en et observant la réaction du coin de l'oeil, si lors du retour à la maison l'autre ne dit rien, c'est que c'est bon. Il y aussi la présentation à la famille (dans ce cas, sauvez-vous si vous ne voulez rien savoir du prospect, car vous êtes dans la merde grave). Mais bon, généralement, quand tu passes tous tes week-ends collés, que ton dossier se promène en sous-vêtements beiges devant toi, ou que vous avez comme sortie de faire l’épicerie, c’est que le stade dossier est terminé. Pas si compliqué finalement non?

mercredi, septembre 26, 2007

Dring, dring, Alléluia!


9h00, le téléphone sonne... Pas encore le vendeur du Journal de Montréal, je vais lui botter les fesses à ce connard! À moins que ce soit un vendeur de thermopompes... Ouin Allo (voix à moitié endormie et pas du tout chaleureuse, quelle comédienne!) Une petite dame au bout du fil...Vous, vous souvenez de moi, on s'est vue hier, he...oui, oui absolument (en changeant en quatre secondes du registre de la fille frustrée à la fille gentille, merde, pourquoi j'ai pas fait installer l'afficheur comme je devais le faire aussi!) C'est l'entreprise où j'ai passé une entrevue pour un poste la veille, mais je ne croyais pas qu'on me téléphonerait aussi rapidement. Sur le coup, je me suis dit que ça devait être négatif, c'est trop rapide, il doit y avoir quelque chose de louche...Voulez-vous toujours travailler avec nous? Moment de réflexion (ça fait plus professionnel et moins désespéré)...Tic, tac, tic, tac...OUI!


Habituée à me faire essuyer par d'autres candidats et de recevoir toutes sortes d'offres en dehors de mon champs d'expertise ces jours çi, je lui ai demandé de confirmer : C'est bien un poste d'adjointe à la direction, hein? Pas de réceptionniste, on s'entend? Oui, oui Chantale! Et que pensez-vous de commencer demain matin? Demain matin? Après quatre mois, 120 jours de macération, 2800 heures de végétalisation entre Paris et Montréal à chercher...Humm le choix est dur...OUI my god OUI!

mercredi, septembre 19, 2007

Le cadeau


17h00, je sors de ma réception de merde avec la tête grosse comme une citrouille et l’estomac en charpie. Lina la comptable avait eu la gentillesse de faire une tournée de café à tout le bureau pour motiver les troupes, mais son breuvage goûtait davantage l’huile à moteur que l'arôme des noisettes. Pour ne pas l'échauder dans sa mission, j’avais repris une tasse qui s'avéra une mauvaise décision.

Ainsi, debout sur St-Catherine, coin Peel, je regardais mon gobelet froid à peine terminé en me demandant quelles nouvelles insultes mon imbécile de patron en petit complet gris allait me servir demain pour ma dernière journée de travail? Cependant, cette préoccupation fut vite balayée par une autre question : qu’est-ce que j’allais bien trouver pour la fête de Brad? Il ne restait plus que quelques heures avant la réception et je n’avais toujours rien acheté. Une nouvelle copine? Une mention d’honneur pour ses études? Un millésime 1974? Brad a foutument tout et ce qu’un gars peut vouloir, sauf une blonde et le modèle qu’il cherche, ne se vend pas au Girls Dépot (malheureusement pour Brad, les modèles de perfection comme moi sont très rares).


J’hésitais une seconde, titillée par l’envie de lui acheter un certificat-cadeau d'abonnement à vie chez Lava Life ou un billet de spectacle de Marc Boillard. Mais si Brad n’aimait pas son cadeau, qu'est ce que je fais? Et s'il trouvait une fille vraiment nulle sur Lavalife que je ne puisse, la supporter, (un mélange d'Anne-Marie Lozic et de Denise Bombardier, genre) Au secours! Comme Brad est mon meilleur ami de gars et mon voisin, je vais être nécessairement obligée de la croiser régulièrement et surtout d'entendre ses beuglements lors de leurs ébats amoureux... Je n'ose même pas imaginer! Non, ne prenons pas de chance!

Reste qu’avec toutes ces questions il était 17h30, j'avais un souper à popotter, des invités à recevoir et je n’avais toujours pas de cadeau! Vous imaginez, je reçois les meilleurs potes de Brad et quand sera le temps de lui remettre ses présents, je n'aurais rien à lui offrir? Ça donnerait trop de points à son ex.


En me persuadant qu’il avait d’autres causes plus nobles à défendre que la vie sexuelle de Brad, j’ai décidé finalement de commencer par lui offrir une carte : cher Brad c’est ta fête, alors bonne fête! Pour le cadeau, he bien je ne peux pas te le dire maintenant, car c’est une MEGA surprise! Tu verras au cours de l’année! Avec le temps il va peut-être oublier que je ne lui ai rien acheté et puis, il aura juste un plus gros cadeau de Noël cette année, point!

jeudi, septembre 13, 2007

La standardiste part 2


Afin d'arrondir la fin du mois et surtout, pour ne pas regarder les stupides émissions de service du matin, j'ai décidé d'accepter un poste de réceptionniste d'une semaine chez le groupe Navire*

Encore échaudée de mon expérience comme standardiste à Paris, j'hésite, puis en voyant l'image d'une Chantale en pyjama bleu poudre démoralisant devant l'émission des tomates et des connes*, je décide de tenter le coup!

À peine arrivée dans la compagnie aux fauteuils de cuir beiges qui puent le neuf et aux néons bleus ringards, je me fais expliquer les règles de bases. Pourtant habituée à ce genre de baratin, j'étais loin de me douter des règles implicites qui y planeraient...

Ces règles sont de l'ordre de la plus haute IMPORTANCE!
Elles se résument comme suit :

1- Toujours savoir où sont les employés, et ce, même si les bureaux sont situés à l'arrière de la réception et qu'on n'y voit strictement rien, au besoin utiliser l'interphone pour harceler le personnel, des chiens renifleurs ou des lunettes à rayons X.

2- Ici impossible d'aller aux toilettes, si l'un des Big Boss vous cherche, vous devez immédiatement être disponible, (je soupçonne les employés de se shooter à l'Imodium). Malheureusement, Nadia a eu une rechute ce mardi après-midi, à cause de son égarement, Mr Big à eu son taxi 2 minutes en retard, pauvre Nadia, Time is business!

3- Toujours reconnaître le big boss quand il appel, même si l'afficheur indique un numéro confidentiel (ici utilisez vos dons de voyance ou téléphonez Jojo Savard) Et si vous osez demander qui appel, il se fera un plaisir de vous rappeler HAUT et vachement FORT pour que votre tympan résone jusqu'au Ouganda: "I'm the owner of this place and I sign your pay check!" Traduction en québécois : heille petite conne de réceptionniste sans diplôme qui grossit son cul sur mon matériel de bureau, vous me devez respect alors reconnaissez moi quand j'appel". Bah c'est vrai après tout, il doit justifier son costume Hugo Boss et le marbre qu'il a fait installer dans ses chiottes privées.

4- Surtout, ne pas faire répéter les gens, même si vous captez 1 fois sur 2 ce qu'ils vous disent à cause de la mauvaise connexion de leur cellulaire (ce n'est jamais de leur faute, c'est vous qui entendez mal!)

5- Ne jamais parler en français au Boss, ici la loi 101 est abolie, les affaires sont les affaires, on fait de l'argent en anglais (un nom comme le mien pourrait créer des syndromes d'allergie au patron, je m'efforce alors de bien prononcer le T devant Chantale)

Ce mercredi, j'ai enfreint les 5 règles en même temps, ce qui a fait éclater une méga bombe dans le bureau, j'ai cru que M.Big allait faire un arrêt cardiaque.

Conclusion : finalement, traiter les réceptionnistes comme de la merde semble un syndrome assez universel.


* Afin d'éviter toute ressemblance et d'encourir des risques de poursuites, nous avons préféré modifier les noms.

mardi, septembre 11, 2007

La honte!


Quoi faire de plus que de me chicaner moi-même? Avec ce qui est arrivé cette semaine, je devrais me terrer dans un trou et ne plus jamais ressortir tellement j'ai honte! Malheureusement, je crois que le problème est actuellement derrière l'écran et il commence par C ou T, tout dépendant comment vous prononcez mon nom.

Vendredi matin je me pointe dans une boîte d'intérim pour un super poste en communication médias.

-Vous êtes la candidate parfaite pour cette mission Mademoiselle, vous avez le profil, vous avez de l'expérience en radio et en plus vous avez une maîtrise, ce sont des atouts favorables, mais nous allons devoir vous demander un petit test de français.

-Un petit test, pif! Je vais vous passer ça les doigts dans le nez!

Insouciante, je n'avais même pas pris la peine de mettre mon petit kit de la parfaite interviewée tellement je sentais une victoire pour ce poste! Les petites dames de l'agence avaient l'air si enthousiasmes sur mon cas au téléphone que même si Michael Jean s'était presentée comme concurrente, je l'aurais battue a pleine couture tant ma dose d'hormones de fille en recherche d'emploi était a son comble.

À peine arrivée, les dames du recrutement ont jeté un oeil sur moi! Humm... Parfait a dit la blonde à la brune, elle ressemble même à celle dont nous avons le mandat de remplacer! Yé, j'ai ce qu'on appel avoir le profil de l'emploi! Allez mesdames, donnez-moi votre test a la noix qu'on vous donne votre commission et que je commence à travailler pour contribuer le plus vite possible a un renflouement de mon compte de banque (qui est de toute évidence, toujours en chute libre depuis mon retour de Paris).

Le petit test à la noix en question comportait six pages des plus beaux exemples d'exceptions de la langue française. Une heure allouée aux pures délices de grammaire et de conjugaison, le fantasme de tous les professeurs de français. Pas grave, me suis-je dite confiante, si la petite ronde à lunette à mes côtés a eu 44 sur 50, je peux bien le faire moi aussi et mieux! Méchament, j'ai même pensé qu'elle avait certainement dû être déconcentrée par l'odeur des croissants aux chocolats de la réceptionniste pour perdre ses six points. Mais, comme dans toutes bonnes fables de La Fontaine, l'histoire prouve qu'il ne faut pas sous-estimer les plus faibles (ici la petite ronde à lunette). Ainsi, la fourmi qui avait certainement travaillé fort son français pendant ses années d'études m'avait battue de plein fouet. Mes résultats d'examen furent catastrophiques pour ne pas dire funestes. Ils confirmèrent une réelle lacune dans l'écriture de ma langue maternelle. Illettrée ou victime d'un mauvais système d'éducation? À défaut d'avoir envie d'accuser la terre, je dois m'avouer coupable. Verdict : je suis trop paresseuse pour comprendre et apprendre, mais à quoi bon quand le correcteur d'orthographe fait si bien le travail?

Il ne me reste qu'une offensive! Me mettre au plan d'action 101. Finito la fainéantise! À partir de ce soir, je me tartine des dictées sur les pages du Devoir, me badigeonne de COD et d'adjectifs qualificatifs. Aucun correcteur d'orthographe ne sera accepté. Dans quelques semaines, Bernard Pivot va baver de jalousie!

mercredi, août 29, 2007

Le retour


Finalement à force de réflexions intenses, j'ai décidé de continuer sur ce blog, car : 1. l'imbécile qui m'écrivait des conneries s'est calmé le pompon (depuis que j'ai mis la dernière annonce, je crois qu'il a été assez intelligent pour comprendre, enfin c'est ce qu'on va voir). 2. Plusieurs m'ont écrit pour me dire de ne pas lâcher et de continuer (merci) et 3. même si je ne suis plus à Paris, les péripéties continues toujours à s'accumuler gravement. D'ailleurs, vous avez manqué la visite nocturne des pompiers invertis, la croisière nocturne des playgirls, le tapis rouge du festival des films du monde, ainsi que mes maintes recherches pour trouver LA job parfaite et LA coloc parfaite. Bah, croyez-moi, j'ai pas l'habitude de m'ennuyer, ça va continuer.


A suivre....


jeudi, août 16, 2007

Fin du Blog

Je suis désolée, je n'écrirais plus sur ce Blog, car depuis une semaine un imbécile m'envoie des courriels d'imbécile...

lundi, août 13, 2007

l'étude de l'entretien



16h00, je suis toujours en pyjama un dimanche matin. Depuis le début de la journée, j’essaie tant bien que mal de ne pas toucher à l’ordinateur, ne pas espionner mes voisins, ne pas ouvrir mes courriels, ni aller dépenser ce que je n’ai pas au Centre Eaton. Sortons le fouet, car ceci est pour moi un énorme travail d’autodiscipline! Le mot d’ordre aujourd'hui : étudier en profondeur le petit guide : Comment réaliser une entrevue d’embauche gagnante, le tout expliqué sous la forme de 101 questions réponses.


Eh oui, je crois en avoir besoin, je me suis aperçue lors de ma deuxième entrevue dans la boîte de communication Z que je manquais de préparation. En fait, je ne sais pas trop si c’est mon manque d’expérience en matière d’entretien ou tout simplement l’attitude de mon interviewer qui me mettait mal à l’aise. Il faut dire que la situation était assez embarrassante et étrangement, pour créer un running gag, le patron de la boîte est Français (décidément, je ne m'en sors pas).


Lors du premier rendez-vous, on m’avait fait comprendre que cette deuxième entrevue servirait à vérifier si le grand boss voulait travailler avec moi. S’il aimait ma tête quoi, car en tant qu’ajointe, par la force des choses, il allait la voir souvent. En fait, je crois que c’était surtout pour voir si mon teint fitait avec la peinture de son bureau, si ma voix n’était pas trop sexy pour ne pas énerver sa femme au téléphone et vérifier que même si j’étudie les jeunes, j’avais laissé mon kit Briney Spears à la maison.


Son attitude est restée assez glaçante et moi sans mes mots. Il faut avouer que la veille nous avions fêté mon trentième anniversaire et je crois malheureusement que quelques petites cellules "action-réaction"servants à répondre de façon efficace, rapidement et intelligemment, se sont volatilisées dans cette soirée en même temps que le chiffre deux devant mon âge. Toutefois, j’avais la chance d’être reçue à 14h00. Si cette entrevue avait était placé dans l’avant-midi, j’étais cuite, je n’aurais jamais eu le temps d’évacuer la dose d’alcool que mon corps contenait et récupérer mes heures de sommeil. Pour les cernes qu'ils restaient et mon estomac en charpie, mes amis Maybeline et Peptobismol sont venus à ma rescousse. Vive les amis Jean Coutu à tous les coins de rue!


Je n’ai pas encore la réponse de cette entrevue...Mais à lire mon guide je me suis plantée..En fait, je lis mon manuel depuis maintenant un gros 10 minutes, je regarde les réponses suggérées et je vois que suis dans le champ...Je ressemble au film Camping sauvage : choix des comédiens intéressants, concept captivant, mais malheureusement les dialogues ont été "butchés" et l’actrice mal dirigée. Reste à espérer qu’ils n’aient pas de Blockbuster à rencontrer cette semaine, pour me détrôner...

jeudi, août 09, 2007

J’ai trente ans!

J’ai trente ans depuis exactement 22 minutes et 14 secondes...Un tour à la salle de bain pour me regarder dans le miroir..Ouff tout est encore en place! Le téléphone va-t-il sonner? Qui va être le premier à me souhaiter joyeux anniversaire et moi qui vais répondre en faisant semblant d’être à moitié endormis? Ha merde j’oubliais, je ne suis même pas dans mon appartement, les trois Françaises qui y logent sont peut-être présentement harcelées par des coups de file de Brad Pitt et de Jude Law...Désolé les filles...
Je jette un coup d’oeil à Internet, tiens un super message préfabriqué pour me dire à quel point je suis une cliente unique : "Voyagesxyz.com vous offre un cadeau tout spécial pour votre anniversaire. Nous vous faisons cadeau de 100 points bonis de notre Club". Wow! En calculant, après deux ans au club, si je suis chanceuse, je peux peut-être recevoir un billet de métro pour Laval....Humm...Quoique ça me permettrait d’aller fêter au Lover’s, musique des années 80 et hommes d’expériences sur la piste...On indique un nouveau concept : bracelet Vert Célibataire, bracelet Bleu = ouvert(e) aux propositions, Bracelet Rouge = Matché(e) ! Minute moumoute! Reprenons ça dans l’ordre avec les bons termes : Vert= désespéré (pendue ou marié dans l’année)...Bleu= J'ai le démon du midi et je suis ici dans l’intention de tromper ma femme, Rouge= écoeure-moi pas, je suis venue ici pour fêter ma chum de fille! L’idée c’est d’arriver avec un bracelet d’une autre couleur, pour emmerder tout le monde... Bon, je ne suis pas encore à ce stade, alors pourquoi pas partir dernières minutes vers le sud, les deux pieds dans le sable, je pourrais ainsi pleurer ma trentaine en cachette et donner la frousse à mes amis pendant quelques jours...Non j’ai une entrevue vendredi...Zut!

Avec tout ce cirque, j’ai trente ans depuis plus d'une bonne heure, un autre regard dans le miroir...Rien n’a bougé. Rassurée, je peux fermer les yeux et me coucher, bercée par les paroles de Maxime le Forestier :

Tous mes souvenirs s'enfument
Aux trente bougies qui s'allument
Je soufflerai
J'arrêterai
Plus tard

J'ai eu trente ans
Je suis content
Bonsoir !

(Maxime Le Forestier)

mercredi, août 08, 2007

Insouciante T'Chantale


Depuis mon retour à Montréal plusieurs de mes amis m’ont dit : « ça prend des couilles pour tout laisser tomber et partir ». Moi je qualifierais le tout par insouciance. L’insouciante Chantale en a eu la preuve aujourd’hui...

Premier téléphone du matin : la compagnie artistique R m’offre une entrevue, à condition que je sois éligible au programme de réinsertion d’emploi du gouvernement. Ok, motivée je me pointe au merveilleux centre d’emploi de mon quartier. Un choc! Moi qui pensais qu’au Complexe Desjardins on voyait du drôle de monde, en l’espace d’une heure, tous les personnages de Virginie et des Simpsons y était rassemblés : un cocaïnomane en manque faisant les 360, une serveuse, habillée en serveuse qui sentait la patate frite à plein nez voulant retourner à l’école, un chauffeur de taxi victime de raciste, un couple de p’tit gros avec le même chandail inscrit « we like to chill » (j’ai un doute qu’ils attendaient pour du BS) et une dame en bigoudis avec Snoopy le chien sans queue qui lichait les bas de pantalon de la serveuse, habillée en serveuse.

J’attendais patiemment avec mes nouveaux amis en regardant la p’tite dame aux bigoudis offrir des peppermints au punk à côté de moi (je me demandais surtout s’il allait accepter la boule rose à saveur de Pepto-Bismol ou lui voler sa sacoche). Après une heure d’attente et deux cafés Tim Horton, la préposée est venue me chercher. Devant ma motivation et mon emballement pour le poste, elle m’a gentiment remise sur terre (ce qui a eu pour effet de faire descendre rapidement mon spin de caféine), dans son vocabulaire impec, elle m’a fait comprendre que j’étais trop qualifiée pour l’emploi que je convoitais...Merde! « Vous savez, je prendrais une personne avec un DEC en administration, pas une maîtrise » Première pensée : la regarder droit dans les yeux et lui dire : ha ha, c’est une blague j’ai juste un DESS en secrétariat, depuis des années je mens sur mes diplômes et ça marche, je suis aussi bonne que Léonardo dans Catch me if you can hein? Mais non... J’ai fait mon air de fille battue et j’ai dit : OK, mais je fais quoi là? Je peux vous inscrire à une formation de trois semaines à temps plein qui vous indiquera comment rédiger votre CV et faire une entrevue devant une caméra... À ce moment j’ai pensé aux sosies des émissions de Virginie et des Simpson qui attendaient dans la salle et je me suis demandé : Aie-je vraiment envie de passer 160 heures à jouer à me trouver un emploi avec eux? Aie-je vraiment besoin d’utiliser les taxes des contribuables pour savoir faire mon CV? Non, j’ai des amis en RH qui s’en sont déjà chargés, merci. Vous avez un autre choix? Continuez à postuler et appliquez au chômage qu’elle m’a répondu...

Le chômage... Mais tout d’abord, il faut voir avec eux si vous êtes éligible.. Ouin, j’ai fait ma petite enquête, même si on paie au gouvernement des prestations, ça ne veut pas dire que nous sommes aptes à y disposer. Ainsi, le site du gouvernement donne 40 motifs pouvant justifier le départ volontaire. Je vous épargne l’énumération. Cependant, après lecture, il n’existe pas de raison justifiant, l’insouciance, les coups de tête et les voyages. Le seuls motif valable pour expliquer mon départ serait l’article 24 : Problème de transport sérieux! C’est vrai comment venir travailler à Montréal, si je suis en France? Mal prise, je pense tenter le motif 9 : déménagement en vue d’un mariage prochain. Ainsi, je pourrais me connecter à un site de rencontre (Meetic, genre) et je me trouve un p’tit Français tout con, prêt à mentir ...Quelqu’un se porte volontaire?

"downduretour"


J’ai attrapé un virus aujourd’hui, quelque chose de grave qui donne le goût de rester coucher. Son nom scientifique est: « downduretour ». Ça vous frappe d’un coup, bang! En fait, le microbe mûrit doucement et après quelques jours de gestation, quand la victime est revenue chez elle, qu’elle a parlé à toute sa famille, ses amis, ses proches et que la poussière est bien descendue, il attaque d’une traite, en squeezant bien les émotions! Naturellement, pour réussir son coup, tel un vampire, il se manifeste quand vous êtes seul et en soirée.

Moi c’est arrivé quand j’ai vu Claude Charon parler de Sakozy à la télé, je sais c’est nul... Mais bon, on ne choisit pas ses moments de down ! Les effets ont été intenses: je suis sortie pour m’acheter une baguette française, s’en est suivie d’un visionnement de photos de Paris pour terminer avec l’écoute des enfoirés...

Selon mes recherches, il n’existe pas de remède miracle. Le traitement suggéré indique de téléphoner ses amis, manger du P’tit Québec, visionner les Boys de 1 à 4 en boucle et attendre l’hiver pour faire du crazy carpet. Le ministère de la Santé indique aussi que si les symptômes persistent, de préparer un autre voyage...

mardi, juillet 31, 2007

Vie de quartier


De retour à Montréal, mon appartement envahie jusqu'à septembre par des Françaises, je squate les sofas d'amis... En faisant un bref décompte j'aurais en moins de trois mois visité 12 sofas différents entre la France et le Québec Wow! Ça en fait des ressorts dans le dos, des miettes de pain dans les coussins et des acariens à domestiquer. Pour l'instant je suis chez S, mon ancien boss qui m'accueil gentiment et il faut croire que c'est un bon choix, car 1. ça fait parler mes anciens collègues de travail et 2. son quartier ne manque pas d'action.


Ainsi, même si mes journée sont chargées d'une remise en forme (oui, malheureusement suite à ma dépendance aux biscuits Lu, je dois visiter le Énergie Cardio régulièrement) et d'une recherche d'emplois intense, j'ai quand même le temps d'observer les currieux phénomènes qui arpentent le coin. Parmis les espèces indentifiables sous le thèmes: Voisin avec comportements grotesques et débridés nous retrouvons les spécimens: Doris et Maurice. Pour vous situer, Doris est une fière Québécoise ayant comme vocabulaire trois mots: câlice-crisse et tabarnac. Cette dernière se démarque par son caractère fougeux et sans barrière. Vous voulez un conseil? Surtout n'invitez pas Doris chez-vous. Nous en avons eu la preuve samedi dernier. En effet, lors de sa dernière prestation Doris a tenté de détruire le décors d'une fête organisée avec un bâton de basseball et des oeufs, résultat: les invités se sont peu à peu éclipsés. Seule, guitard à la main, Doris nous à interprété tout son répertoire de chansons contry (après trois jours, S et moi avons encore dans la tête les maudits refrains).


Maurice de son côté est plutôt bon vivant, le look Armée du salut lui va comme un gant (comme plusieurs résidents du coin d'ailleurs) sauf que Maurice se distingue par son envie irrésistible de tondre sa pelouse en sous-vêtements, brun et de jaune...(je ne peux malheureusement confirmer la couleur, ne sachant si les teintes de brun sont des motifs ou des tâches) Maurice, lors de mes réguliers passages au Tim Horton du coin s'amuse souvent à me lancer: On es-tu bien au Québec hein? Même si Maurice répète cette phrase 100 fois par jours aux passants qui ne le regarde pas, je me suis arrêté ce matin (en tâchant de ne pas fixer son slip) et j'ai dis en toute sincérité: Ouais, maudit qu'on est bien au Québec! C'est vrai, Maurice à raison, depuis mon arrivée, je n'ai jamais été aussi bien! J'aurais beau visiter la planète, le Québec restera toujours pour moi le plus beau meilleur pays au monde!

mardi, juillet 24, 2007

Aurevoir Paris!


Cher Paris,

À quelques heures du grand départ, je me questionne encore sur mon choix de repartir à Montréal. Je crois, qu’inconsciemment (ou par acharnement?), si on me convoquait à une entrevue, j’irais jusqu’à la dernière minute, mon packsack sur le dos, mon billet d’avion à la main, tenter ma chance une dernière fois. Simplement parce qu’une partie de moi refuse d’abandonner et y croit encore. Cette partie à l’impression de laisser derrière elle un gros rêve qui n’a pas fonctionné, le sentiment d’un amour impossible sur lequel elle a beaucoup donné, mais qui a joué à contresens. J’ai compris que nous étions des milliers à d’effleurer, cherchant en toi notre bonheur, j’ai désenchanté en voyant tes milliers de prétendants te faire comme moi la cour pour ne finir qu’avec les factures (si tu vois le double sens). Habituellement dans les histoires d’amour je ne quitte pas, j’attends que les choses se placent ou que l’autre se casse, je persévère. Aujourd’hui, j’abandonne et j’ai du mal.

Si je suis satisfaite de mon expérience? La gorge serrée, je ne sais pas trop quoi te répondre, un sentiment étrange entre la nostalgie de te quitter, toi si belle et si vivante, mais la hâte de rechausser mes habitudes de Québécoise. Telle une nouvelle célibataire qui troc ses dessous sexy pour enfiler son bon vieux vieux pyjama et ses pantoufles de fantex. C’est moins excitant, mais toujours aussi rassurant et confortable.

Surtout, ne va pas croire que je suis au gouffre, si revenir c’est le cafard de tout reprendre à zéro, c’est aussi la joie de revoir mes amis que j’ai délaissés pour toi. La hâte de retrouver mon bon vieux marché Jean Talon, les festivals, mon petit quartier qui fourmillent d’odeurs, de chaleurs et de visages colorés.

Au revoir Paris, tu vas me manquer, je sais que cette après-midi quand je vais prendre l’avion, les larmes aux yeux je vais penser à tout ce que j’aurais pu faire et que je n’ai pas fait. On restera bon copain. Je viendrais te visiter durant les vacances pour un café ou une petite virée en boîte, tu me séduiras encore par ton histoire et ta cuisine (d’ailleurs, en regardant la balance, il faut décidément que ça cesse) et ensemble on pensera à tous ces bons souvenirs!

lundi, juillet 23, 2007

Le Crazy horse

À peine de retour d’Amsterdam, quelques heures de sommeil, gorgé de crêpes et d’alcool, un apprivoisement franchement nul de la langue néerlandaise et des pieds en compote qui crient pitiés. On sort! Max en visite à Paris a eu la surprenante idée de clôturer notre voyage au pays de la débauche au Crazy Horse... l’équivalent du Moulin rouge en « version crazy » comme ils disent. Quel concept intéressant, il est fort ce Max ! Ce sera ton cadeau de fête, a-t-il ajouté..Super! Des filles parfaites en sou-vêtements qui exhibent leurs beautés devant un groupe de gars chauves qui bavent et fantasment. C’est vrai, pour ses trente ans, c’est toujours agréable de se faire rappeler qu’on change. Alors, pourquoi pas en ajouter et aller regarder une vingtaine de filles parfaites, sans cellulite et sans peau d’orange!

À peine arrivée c’est la cohue dans l’entrée, mais qu’est-ce qui se passe? Ce soir c’est une soirée exceptionnelle, la dernière du Crazy avant les rénos explique le serveur, alors une grande bouteille de veuve-cliquot pour vous! Super, les bulles vont peut-être me faire oublier que je regarde un spectacle de filles nues. Après ce visionnement, telle une frustrée, je chialerais en disant que la nature est injuste, j’irais à la pharmacie acheter des petits pots de crème antirides, des comprimés et autres bidules qui me feront rajeunir, raffermir et faire fondre mon compte de banque. Vichi et Loréal devraient flairer la bonne affaire et offrir des échantillons aux clientes, me suis-je dit avant de m’asseoir sur un minuscule tabouret en velours.

Puis, les halogènes se sont éteints, le spectacle a commencé et j’ai été... hum...impressionnée. Aucune vulgarité, un jeu étonnant de lumière sur des corps, un spectacle doux et agréable comme seuls les Français peuvent le faire. Rien de provocateur, juste une mise en scène où je ne me suis jamais sentie mal à l’aise de regarder ces filles exhiber leurs plus beaux atouts. Un décor feutré de rouge à caractère intime où monsieur était bien souvent accompagné de madame. Ainsi, la peau devient la toile de fond des formes lumineuses qui sont projetées électroniquement avec musique telle de petites histoires.

Un étrange contraste avec Amsterdam, où quelques heures auparavant, je quittais un Red light plastique, remplit de touristes saouls qui se rinçaient l’oeil devant des jeunes filles en vitrine bien souvent à la recherche de clients pour subvenir à leur besoin. Non finalement, j’ai passé une agréable soirée!

samedi, juillet 14, 2007

Des biscuits bilingues...


Il faudrait que j’arrête ma consommation de bonbons à la pâte des pays d’Oc en soirée, c’est trop sucré et du coup je n’arrive plus à fermé l’oeil quand arrive le temps de m’endormir...Mon mental part dans des délires incroyables et je fais les cents ronds dans mon flip flap. Prince charmant quand vas-tu venir? Emplois quand vas-tu me faire signe? Montréal dans combien de jours, combien d’heures, combien de minutes, de secondes? Devenue noctambule (c’est bien, de cette façon je me remets progressivement à l’heure du Québec), je cherche les activités sécuritaires et trépidantes à faire seule à trois heures du matin :

Emmerder tous mes amis québécois au téléphone? Non, ce serait la cinquième fois de la semaine
Écouter les conversations des connards soûls qui se promènent dans ma rue : bah, Le Reader Digest est plus trépidant...
Espionner mes voisins...Ça semble assez mort de ce côté là, il n’y a pas l’ombre d’un vivant...
Une petite partie de Spider solitaire sur mon ordi : Looser
Lire le dernier Cosmopolitain? Déjà fait

J’ouvre la radio (ça va m’éviter en même temps d’écouter les râlements des gars soûls devant le portique, ils sont nombreux ce soir à fêter d’avance le 14 juillet), une petite blague sur la fréquence Rire et chansons? Non pas ce soir, on va mettre les infos... Grosse nouvelle pour les amateurs de biscuits. Les petits écoliers vont être avalés par le maître du fromage en pot à la couleur douteuse! L’américain Kraft Food à acheté cette semaine le géant du biscuit de luxe à grande surface LU pour 5 milliards d’euros. Zut alors!

Moi qui me payais la joie d’un petit Lu au Québec en pensant à la France, à ces images bretonnes du biscuit au beurre salé. Parions que les usines situées à Nantes, vont rapidement être remplacées de l’autre côté de l’océan, par une main d’oeuvre moins coûteuse...Les petits délices vont-ils se ramollir en traversant l’Atlantique? J’ai des doutes, avec le goût contestable des Américains, il est possible que le charmant biscuit prenne la forme d’un Wippet dégoulinant de sucre et de gras trans...Dommage...Monsieur Lefèvre et Madame Utile, les concepteurs, étaient convaincus qu'un produit de qualité ne peut se fabriquer en trop grande quantité sans se banaliser*. Maintenant aux mains des Américains, ils doivent se retourner dans leur boîte.
« Thing Big ! »

*Voir site Internet

jeudi, juillet 12, 2007

L'aveu


Amis, voisin et famille, je suis désolée...Je n’ai pu me maintenir....
Ce matin, avec la maigre paie reçue pour mes quatre jours de standard chez les avocats, j’ai bifurqué vers le disquaire le plus proche. Sans aucun contrôle, mon corps hypnotisé s’est dirigé vers la section musique française rétro et sans réflexion, non aucune, j’ai acheté...Eh oui! Je vous entends déjà...Non Chantale...Non! Oui...je l’avoue et je n’ai pas acheté 1 CD ni 2 CD ni 3 CD, mais un magnifique coffret de 5 CD des chansons les plus kétaines de la francophonie! Je vous dire déjà : aller au Latulipe les samedis Chantale, ce n’est pas assez? Écouter Chérie FM non plus? Décidément non! Prévoyant une éventuelle substitution ou un sabotage de ma nouvelle acquisition par mes proches durant mon sommeil, je vous indique que j’ai fait des copies...

À ceux que je pourrais mettre l'état mental en péril pendant ces futures heures d'écoutes, (je pense ici à mes voisins Maxime et Catherine) je suis sincèrement désolée! N'ayant trouvé une cure pour me soigner, seule et perdue dans Paris je n'ai pu me contrôler...

mercredi, juillet 11, 2007

Les Québécois racistes?



Depuis quelques semaines, suite à une conversation avec une connaissance française, je me suis mise à réfléchir à ce que ce m’a dit ce dernier: « les Québécois sont des racistes! » He pardon? Oui, à deux reprises, dans un bar je me suis fait dire : "retourne chez toi maudit Français... " Étonnée à peine capable d’avaler ma poêlée de foie gluant et graisseux, je n’ai pas vraiment répondu, enfin pas à goût. Pourtant, mon for intérieur bouillonnait « c’est quoi son problème, les Québécois racistes? Il n’est pas au courant des derniers accommodements raisonnables lui, ni des derniers sondages de Québécors, non je ne pense pas que nous sommes racistes...Et puis c’est pas au Québec qu’on te demande ta photo, ton âge et ton statut social sur ton CV je te fais remarquer, nos immigrants on ne les fout pas dans des cités, s’en ai suivie d’une foulée d’images tyranniques qui ont défilés dans ma tête... Mais la douce et gentille québécoise que je suis ne lui ai rien dit, je crois que j’y aurait perdue quelques cheveux, leçon numéro un avec les Français, dans toute grande discussion, il vaut mieux avoir des arguments de tailles et recherchés, bibliogphaphie, statistique et corpus littéraire à l’appuie, sinon c’est perdue.

Mais hier soir après mon overdose de sucre aux bonbons pâte de fruits du pays d’Oc qui m’a tenue en éveil jusqu’à deux heures du matin, j’en suis arrivée à la conclusion suivante : la question n’est pas de savoir si nous sommes plus racistes l’un que l’autre, mais je crois tout simplement que le fait d’être dans une ville étrangère nous rend certainement plus vulnérable aux remarques et aux comportements de ceux qui y habitent. Ces derniers nous obligent à nous questionner sur nos valeurs et notre propre culture. En arrivant à Paris, je trouvais les Parisiens vachement chiants! Pourquoi, parce qu’il y en avait un dans le métro qui n’avait pas fait la file et une caissière au Champion m’avait dit d’aller plus vite. Pourtant, j’ai dû croiser des centaines d’autres Parisiens qui ont été super gentils! Mais ceux qui n’agissent pas comme nous, nous remettent en question. Pour une ou deux péripéties désagréables, on en vient rapidement à des jugements, on se dit, ça ne se fait pas chez moi, ainsi ça signifie qu’ils sont des racistes, qu’ils sont mesquins, etc. Si faire la file en France n’est pas une priorité, est-ce que cela veut absolument dire que les Français sont des impolis? Quand la caissière pousse un gros soupir à la caisse quand je ne trouve pas ma monnaie, est-ce qu’ils sont plus stressés? J’en viens à penser que tout est culturel...

mardi, juillet 10, 2007

Musée pour fille perdue

Décidant de profiter de mes derniers jours en France, j’ai entrepris de visiter les musées un peu moins classiques et gratuits de Paris, question de changer la routine des Monets, Picasso, Delacroix et ainsi alléger mes dépenses.. Après une saucette au Panthéon bouddhique, sac au dos et une Chantale remplie de bonne volonté, j’ai cherché le musée des objets trouvés... Ça peut être rigolo, je me suis dit, une ville si grande avec ses millions de tourismes par année, on ne peut forcément qu’y trouver des objets inattendus..Enfin, je croyais... Aussi perdue que ses composantes, je me suis vite aperçue que le musée était inconnue des gens du quartier (à l’occurrence le proprio du Casino et ses gentilles clientes qui m’ont fait acheter des bonbons en pâtes de fruits, mais ça, c’est une autre histoire*) toutefois, le plus inquiétant c’est qu’il est même inconnue de ses hôtes. En fait, il est du genre inexistant.

Ne voyant pas d’affiche, je me suis empressée de demander, sous l’oeil étonné du gendarme à la porte : « C’est ici le musée des objets perdus...? »
Gendarme : « mais s’ils sont perdus vos objets Madame, ils ne sont pas ici, nous on récupère les objets trouvés... »
Brave Chantale : « He oui... enfin trouvé, musée des objets trouvés alors...? »
Gendarme : « Un musée ici... connaît pas, mais si vous n’avez rien perdu, vous n’avez rien à faire ici... »
N’ayant effectivement rien perdu, à par mon sens de l’orientation pour trouver ce P.T.IN de musée paumé au fond du 15e et une parcelle d’orgueil, je n’y ai pas eu accès...

Pourtant bel et bien indiqué en référence sous l’enseigne d’une maison d’Édition reconnu et dont je vais taire le nom (sous risque de poursuites, diffamations, grève dans le milieu littéraire, peine de mort, etc.) le petit futé n’indique pas que le musée est un centre pour les objets égarés et non un musée. Laissez-moi croire au scénario suivant : un pauvre mec payé au SMIC et dont l’ex-femme demande une pension exorbitante, en mission pour la rédaction du guide à un jour perdue un cossin dans un bar, ce dernier tentant certainement d’oublier sa pauvre vie, bourré a due se ramasser aux petites heures aux centres des objets trouvés ET devant l’ampleur des bidules qu’il contenait et la forte teneur en alcool que renfermait son organisme il en a déduit que c’était un musée! Voilà!

Ainsi, s’en ai suivie d’une violente pluie de graillons pour moi dans le parc Georges Brassens (ha oui, côté météo tout est possible ces jours-ci) qui à réduit mon pique-nique en sloche puppy
Bon demain on tentera le musée de la contrefaçon, celui-ci est payant, il ne devrait pas trop y avoir de problème...

* Bonbon pâte de fruits du pays d’Oc, 1,70 euro = JOIE et BONHEUR même après grêle et musée paumé...